PÔLE JEAN MOULIN



Mila RACINE
dite Marie-Anne Richemond
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 17 avril 2020


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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SOURCE :

http://www.ajpn.org/personne-Mila-Racine-1506.html
Résistante juive

Période de Résistance Du 5 janvier 1942 au 21 octobre 1943 (Toulouse, Gurs, Saint-Gervais, Nice, Annemasse) Réseau Mouvement de la jeunesse sioniste (MJS) Responsable Tony Gryn
Mila Racine, jeune de la Wizo, repliée à Toulouse puis à Luchon, apporte assistance aux internés des camps, spécialement à Gurs. En 1942, à la création du MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) qui rassemble tous les mouvements sionistes qui, entre autres, travaillent pour le sauvetage des Juifs en danger, Mila Racine devient la responsable du groupe MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) de Saint-Gervais-Le Fayet en Haute-Savoie. Après l'armistice signé par l'Italie avec les Alliés en septembre 1943, les Juifs de la zone alpine se réfugient à Nice. Mila Racine entreprend alors de conduire des convois d'enfants et d'adultes vers Annemasse pour les faire traverser la frontière suisse. Le 21 octobre 1943, alors qu'elle dirige avec Roland Epstein un de ces convois, ils sont interceptés par les Allemands à Saint-Julien-en-Genevois et conduits à Annemasse à la prison de l'Hôtel Pax où sévit la Gestapo. Le maire d'Annemasse, Jean Deffaugt* (reconnu en 1966 Juste parmi les nations), essaie de venir en aide aux internés ; il parvient à en faire libérer quelques-uns dont un bébé de quatorze mois. Emmanuel Racine, le frère de Mila, leur fait parvenir régulièrement des colis. Mila Racine, qui a tu son identité juive, est incarcérée à Montluc, puis elle est déportée via Compiègne vers le camp de Ravensbrück. On sait par deux de ses compagnes du camp, les grandes résistantes Marie-Jo Chambart de Lauwe et Denise Vernay (sœur de Simone Veil), que sa conduite fut exemplaire. À chaque occasion, et selon ses moyens, elle apportait son aide aux internées épuisées. Puis un important groupe de femmes, dont Mila et ses amies, fut transféré de Ravensbrück vers Mathausen pour réparer les voies ferrées détruites par les bombardements alliées. Le 30 mars 1945, les Anglais bombardent Mathausen. Mila Racine, qui se trouve parmi les prisonnières obligées de continuer à travailler, est atteinte par un éclat d'obus qui la tue. La Wizo a créé à Tel-Aviv une crèche qui porte le nom de Mila Racine. Numéro de son dossier déposé au Mémorial de la Résistance juive en France à Yad Vashem Jérusalem : 13.
Médaille de la Résistance à titre posthume, citation le 29 avril 1950 à l'ordre de la division (à Lyon) 

23/08/2017 Auteur : Frida Wattenberg Lien : Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage. France 1940-1945
[Compléter l'article]

Mila Racine, née le 14 septembre 1921 à Moscou et décédée le 30 mars 1945 dans le camp Mauthausen, est une résistante juive.
Elle œuvre dans la Résistance du 5 janvier 1942 au 21 octobre 1943 (Toulouse, Gurs, Saint-Gervais, Nice, Annemasse) sous la responsabilité de 
Tony Gryn, Jeune de la WIZO (Women International Zionist Organisation) repliée à Toulouse puis à Luchon, elle apporte assistance aux internés des camps, spécialement à Gurs.
En 1942 elle gagne Saint-Gervais en Haute-Savoie où elle dirige un groupe local du Mouvement de Jeunesse Sioniste (MJS), qui vient d'être créé pour venir en aide aux Juifs en danger. Elle part ensuite pour Annecy. Elle fait partie des fondateurs de la filière clandestine vers la Suisse, dont son frère 
Emmanuel Racine dit " Mola ", qui travaille en étroite collaboration avec Georges Loinger est l’organisateur. Après l’armistice de Cassibile signé par l’Italie avec les Alliés en septembre 1943, les Juifs de la zone alpine se réfugient à Nice. Mila Racine entreprend alors de conduire des convois d’enfants et d’adultes vers Annemasse pour leur faire traverser la frontière suisse.
Le 21 octobre 1943, le convoi qu’elle dirige avec 
Roland Epstein est intercepté par les Allemands à Saint-Julien-en-Genevois et conduit à Annemasse à la prison de l’hôtel Pax, siège de la Gestapo. Le choc de cette arrestation paralysera le travail de l'organisation pendant une longue période.
Le maire d’Annemasse, 
Jean Deffaugt*, parvient à faire libérer quelques enfants, dont un bébé de quatorze mois. Il propose à Mila Racine un plan d'évasion, mais elle refuse, craignant des représailles sur les enfants.
Ayant tu son identité juive, 
Mila Racine est incarcérée à la prison Montluc, puis déportée via Compiègne vers le camp de Ravensbrück, avant d'être transférée vers Mauthausen pour réparer les voies ferrées détruites par les bombardements alliés.
Le 30 mars 1945, elle est tuée lors d'un bombardement allié. 
Roland Epstein reviendra de déportation.
La mémoire de 
Mila Racine est associée à celle de Marianne Cohn qui prit sa suite dans le convoyage des Juifs, et connut elle aussi une fin prématurée à la suite de ces activités.  

28/01/2019
[Compléter l'article]


Chronologie [Ajouter] Cet article n'est pas encore renseigné par l'AJPN, mais n'hésitez pas à le faire afin de restituer à cette commune sa mémoire de la Seconde Guerre mondiale.





Source Wikipédia :

Mila Racine, née le 14 septembre 1921 à
Moscou et décédée le 30 mars 1945 dans le camp Mauthausen, est une résistante juive.

Elle œuvre dans la Résistance1 du 5 janvier 1942 au 21 octobre 1943 (Toulouse, Gurs, Saint-Gervais, Nice, Annemasse) sous la responsabilité de Tony Gryn. Jeune de la WIZO (Women International Zionist Organisation) repliée à Toulouse puis à Luchon, elle apporte assistance aux internés des camps, spécialement à Gurs.

En 1942 elle gagne
Saint-Gervais en Haute-Savoie où elle dirige un groupe local du Mouvement de jeunesse sioniste (MJS), qui vient d'être créé pour venir en aide aux Juifs en danger. Elle part ensuite pour Annecy. Elle fait partie des fondateurs de la filière clandestine vers la Suisse, dont son frère Emmanuel Racine dit " Mola ", qui travaille en étroite collaboration avec Georges Loinger, est l’organisateur. Après l’armistice de Cassibile signé par l’Italie avec les Alliés en septembre 1943, les Juifs de la zone alpine se réfugient à Nice. Mila Racine entreprend alors de conduire des convois d’enfants et d’adultes vers Annemasse pour leur faire traverser la frontière suisse.

Le 21 octobre 1943, le convoi qu’elle dirige avec
Roland Epstein est intercepté par les Allemands à Saint-Julien-en-Genevois, et conduit à Annemasse à la prison de l’hôtel Pax, siège de la Gestapo. Le choc de cette arrestation paralysera le travail de l'organisation pendant une longue période.

Le maire d’Annemasse,
Jean Deffaugt, parvient à faire libérer quelques enfants, dont un bébé de quatorze mois. Il propose à Mila un plan d'évasion, mais elle refuse, craignant des représailles sur les enfants.
Ayant tu son identité juive, Mila est incarcérée à la
prison Montluc, puis déportée via Compiègne vers le camp de Ravensbrück, avant d'être transférée vers Mauthausen pour réparer les voies ferrées détruites par les bombardements alliés.
Le 30 mars 1945, elle est tuée lors d'un bombardement allié. Roland Epstein reviendra de déportation.

La mémoire de Mila Racine est associée à celle de
Marianne Cohn, qui prit sa suite dans le convoyage des Juifs, et connut elle aussi une fin prématurée à la suite de ces activités.