PÔLE JEAN MOULIN



Marie-Louise Cloarec : la résistante Carhaisienne
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 17 avril 2020


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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B.C.R.A., S.S.M.F./T.R., F.F.C.Agent P2

CLOAREC
Marie-Louise, Joséphine
Pseudonyme: LECLECH, LESAINT


Née le 10 mai 1917  à  Carhaix (Finistère) de Louis, Pierre, Marie Cloarec  et de  Jeanne, Joséphine Le Clech Célibataire Profession: infirmière-puéricultrice Décédée le 18 janvier 1945  à  Ravensbrück 
Réseaux:  B.C.R.A., S.S.M.F./T.R., F.F.C.Agent P2


Marie-Louise Cloarec était pupille de la Nation, à la suite de la mort de son père, Louis Cloarec, commerçant, médaillé militaire et décoré de la Croix de Guerre.

Devenue infirmière-puéricultrice, elle avait 23 ans en mai 1940 lorsqu'elle a quitté le Finistère pour la zone libre dans l'espoir de "faire quelque chose" pour son pays. A Grenoble, elle travaillait comme puéricultrice chez un officier prêt à rejoindre son poste à Alger et décida d'accompagner cette famille comme gouvernante.

Le 11 janvier 1943, à Alger elle réalise son voeu et s'engage pour la durée de la guerre. Elle est dans le corps féminin des Transmissions, fait partie , comme Eugénie Djendi*, Pierrette Louin* et Suzanne Mertzizen*,  de celles qu'on surnomme les Merlinettes (du nom du chef des Transmissions, le colonel Merlin). Un centre d'entraînement a été installé à Staouëli, près d'Alger.

C'est alors que Paul Paillole, chef de la D.S.M. à Alger, dit Mireille Hui (qui fut des Merlinettes), contacte Le général Merlin pour recruter des spécialistes radio.

Avec Suzanne Mertzizen, Pierrette Louin et Eugénie Djendi, elle est volontaire. Recevant les jeunes femmes, Paul Paillole ne leur cache pas l'extrême danger des missions à effectuer, mais elles persistent dans leur engagement.
Fernand Louin, cousin de Pierrette Louin, décrit cette dernière comme "petite, brune, visage rond, léger accent oranais, très simple, sans maquillage" et Marie-Louise Cloarec comme "plus grande, plus forte, également sans maquillage".

En janvier 1944, elles sont dirigées vers le Bureau Central de Renseignement et d'Action  d'Alger (B.C.R.A.A.) puis à Londres (B.C.R.A.L.) pour suivre des stages d'instruction d'opératrices radio. Mireille Hui précise que ce stage dure deux mois. Il a lieu en Grande-Bretagne, à Saint Albans et à Ringway, près de Manchester. Le programme: renseignement, topographie, identification des effectifs et matériels ennemis, repérage des objectifs à bombarder, sport de combat, séances de tir, maniement des explosifs, conduite et mécanique auto et moto, parachutisme, transmissions (émettre de France plus de trente minutes sans changer de longueur d'onde ou de lieu est suicidaire).
Marie-Louise Cloarec est parachutée dans la nuit du 5 au 6 avril 1944, avec Pierrette Louin, Suzanne Mertzizen, Philippe Cravat et Pierre (?), dans la région de Limoges. Mais, d'après la synthèse de "l'affaire Louin", faite à Paris le 22 février 1945 (Arch. d'Alger), le parachutage aurait eu lieu près de Limoges ou d'Angoulême, et selon Albert Falquet, cousin de Marie-Louise Cloarec, en Dordogne. Les trois jeunes femmes sont regroupées par leur réseau à Jouac, dit Mireille Hui. Puis elles gagnent Paris où elles sont hébergées à l'hôtel Lefèvre rue Clerc, puis chez un cousin de P. Louin, Fernand Louin, horloger-bijoutier, 88 rue Saint Dominique.

Celui-ci, interrogé (même synthèse de "l'affaire Louin, en date du 7 novembre 1944), dit: "... Je n'avais vu Pierrette ni ses parents depuis l'exposition de 1937... Vers le 1O avril 1944, Mlle Pierrette Louin s'est présentée vers 4 h. Elle m'a demandé un entretien particulier et m'a aussitôt raconté qu'elle venait d'être parachutée de Londres et qu'elle désirait que je l'héberge pendant deux ou trois jours. Elle est repartie et a ramené avec elle une de ses amies, Mlle Marie-Louise Cloarec... J'ai continué à les héberger jusqu'à leur arrestation, le 27 avril 1944. ...

Elles m'ont dit avoir été parachutées en compagnie de camarades (trois filles et deux hommes)... Suzy s'est présentée à ma boutique vers midi. Son signalement: assez grande, assez chic, légèrement maquillée, châtain, yeux foncés. Le même jour, j'ai eu la visite d'un de leurs compagnons dont j'ignore le nom, mais dont le signalement est le suivant: moyen, très brun. Ils m'ont raconté que l'opération de parachutage avait été effectuée dans la région d'Angoulême; que les chefs de police locale se seraient occupés du convoyage... Elles avaient chacune une grande valise et des sacs de moindre importance. Pendant leur séjour chez moi, j'ai été frappé de leur imprudence... Ma cousine avait une carte d'identité à son nom, faite à Londres et portant comme adresse celle de mon magasin, rue Saint Dominique.

Elle avait également des cartes d'alimentation à son nom. Les autres étaient également munies de pièces d'identité en règle.... Je recevais des coups de téléphone me demandant Mlle Lesaint (pseudonyme de M.-L. Cloarec), qui a reçu très souvent sa soeur Anne-Marie jusqu'au 23 avril, date à laquelle celle-ci a quitté Paris."

D'après le témoignage de Albert Falquet, cousin de Pierrette Louin, qui avait rencontré la soeur de M.-L. Cloarec, cette dernière lui a dit que Pierrette disposait d'une somme assez importante qu'elle avait remise à l'un de ses chefs.
Le frère de Fernand Louin, Marcel, a également témoigné (10 novembre 1944): "J'ai reçu à dîner mon frère et les deux jeunes filles qu'il hébergeait... Ces personnes m'ont dit venir de Londres où elles avaient passé six mois pendant lesquels on leur avait fait suivre un entraînement spécial dont trois sauts en parachute.

Elles nous ont montré leur cartes d'identité qui m'ont semblées parfaitement en règle. Je ne me souviens plus du nom qui figurait dessus mais je pense que c'était le leur. Nous avons remarqué qu'elles avaient des Gauloises légèrement plus grandes que le modèle français. Je sais que pendant leur séjour chez mon frère elles ont accompli plusieurs missions ou tout au moins qu'elles ont quitté Paris. Je les ai revues une deuxième fois dans le but de leur faire faire une façon de costume tailleur avec un tissu venant d'Angleterre et qu'elles auraient apporté avec elles. Lors du premier repas étaient présents: ma femme, mon frère, mon fils Paul Louin et un garçon que je cachais qui portait le nom fictif de Claude Brun et dont l'identité réelle est Adrien Dussol. Ces jeunes filles avaient déclaré qu'elles devaient changer d'adresse tous les jours ou tous les deux jours. C'est pourquoi j'étais inquiet de voir leur séjour chez mon frère se prolonger."

Cependant, Mme Madeleine Fillon, qui avait travaillé chez Fernand Louin une heure par jour de début mars à fin avril 1944, dit n'avoir pas su qu'il hébergeait des jeunes filles.

Mme Saisset (gardienne de l'immeuble?), elle, le savait et dira avoir remarqué qu'elles menaient "une vie très mouvementée et qu'un grand nombre de jeunes gens allaient et venaient sans arrêt."

Marie-Louise Cloarec va voir Albert Falquet, cousin de Pierrette Louin, le 25 avril; il rapportera: elle "m'a dit qu'elle s'occupait de transport d'armes et de postes et que notamment un jour, sur le pont de l'Alma, elle a été arrêtée en compagnie d'un jeune homme, alors qu'ils portaient tous les deux des valises assez lourdes, et l'un des agents a demandé que les valises soient ouvertes, ce qui heureusement n'a pas eu besoin d'être fait. Je sais qu'elle effectuait d'autres transports aussi dangereux par métro.

Elle m'a dit avoir pris contact avec un chef de son réseau qu'elle appelait le Colonel. Etant donné qu'elle traversait le pont de l'Alma j'en déduis que le matériel devait être entreposé rue Saint Dominique. Mlle Anne Cloarec, soeur de Marie-Louise, est arrivée à Paris le 12 octobre 1944. Elle est venue pour savoir où était sa soeur et quel sort lui était réservé. C'est ainsi que nous avons été chez M. Louin qui m'a fait une impression assez équivoque...J'ai appris que M. Louin avait une certaine tendance à la boisson mais que ses sentiments patriotiques étaient bien connus."

Fernand Louin dit: "Nous allions manger au restaurant "Le Petit Panama", rue Amélie... Je crains qu'il y ait eu une délation devant venir de certains habitués de ce restaurant..."
On pense aussi que les jeunes filles auraient été dénoncées par un agent ennemi infiltré dans le réseau.

Fernand Louin poursuit: "Le jeudi 27 avril 1944, vers midi, un homme est entré demandant Mlle Pierrette. Je l'ai appelée au téléphone. Elle est descendu avec Marie-Louise. Elles sont ressortie sur le trottoir avec le dit individu et sont rentrées presque aussitôt, poussées par cinq individus revolver au poing. On a passé les menottes aux deux jeunes filles tandis que le premier rentré me tenait en respect avec son revolver en me priant de faire comme si de rien n'était. Ma cousine et son amie ont été poussées dans l'arrière magasin, puis ont été montées dans l'appartement...

Le policier allemand m'a demandé de lui signaler immédiatement l'arrivée de la troisième personne que je connaissais (il savait donc qu'il y avait trois personnes)... Tout l'après-midi il m'avait répété que je devais signaler l'arrivée de la troisième femme, faute de quoi ma femme et mes enfants seraient embarqués...

Comme à 7 h Suzy n'était toujours pas arrivée, il m'a dit de fermer le magasin ... Puis environ un quart d'heures après, je vis arriver Suzy (sans doute prise dans une souricière établie près du magasin), accompagnée de deux autres individus."

Mme Saisset dira: " Ces jeunes filles ne reçurent aucun courrier à l'exception d'une dépêche au nom d'une jeune fille qui venait très fréquemment mais qui n'habitait pas là. Cette dépêche a été portée le jour de l'arrestation et refusée par moi... La Gestapo se trouvait dans l'appartement. J'ai vu monter cette jeune fille (Suzy), j'ai voulu la prévenir mais j'ai hésité."

Alors, dit Fernand Louin,"nous partîmes tous pour l'avenue Foch...

Arrivés Av. Foch, on nous fait monter au 7e. On m'a fait entrer dans un cabinet de toilette où j'ai entendu l'interrogatoire d'identité de Pierrette, disant venir de Londres." Fernand Louin dira aussi à son frère  avoir été surpris lors de son interrogatoire de constater que la Gestapo était déjà au courant de tout et que les jeunes filles paraissaient avoir été suivies depuis leur parachutage. Et Marcel Louin se souvient qu'elles " prétendaient que la préfecture de Limoges était au courant et que le parachutage avait été très bien organisé".

Fernand Louin poursuit: "Le lendemain matin vers 9 h 1/2, ils me firent descendre avec Pierrette et me ramenèrent rue Saint Dominique, Pierrette dans l'appartement, moi au magasin. J'avais l'interdiction de sortir... Le soir j'ai fermé mon magasin à 7 h et suis monté à l'appartement où l'on m'apporta également à dîner avec Pierrette et deux gardiens... Le lendemain matin j'ai pu rouvrir le magasin...puis vers 6 h1/2 un des gardiens descendit, me disant: Pierrette partie avec chef allemand, vous pouvez partir avec votre femme"

Le vendredi matin, lendemain de l'arrestation, a midi, Pierrette Louin a pu montrer à son cousin un papier où étaient écrits ces mots :"Chefs arrêtés, sommes considérés comme prisonniers de guerre".

Si leur chef avait bien été arrêté, cela pouvait expliquer l'attente prolongée des jeunes filles rue Saint Dominique.

La Gestapo a trouvé dans leurs chambres deux postes émetteurs et quatre revolvers.

Lors de son interrogatoire, après la Libération, l'interprète allemand Ernst Vogt  dira qu'après l'interrogatoire d'Eugènie Djendi, "trois autres jeunes filles appartenant au même service d'Alger furent parachutées en France. L'interrogatoire de ces trois jeunes filles ne nous apporta aucun fait nouveau. Elles ne connaissaient rien de leur futur travail ni de l'organisation en France. Aucune arrestation ne fut opérée à la suite de leurs déclarations." Il s'agissait de Pierrette Louin, de Marie-Louise Cloarec et de Suzanne Mertzisen.

Ernst Vogt ajoute: "L'une d'entre elles, Suzy,ou celle dont j'ai oublié le nom, m'a déclaré le jour de son arrestation ou le lendemain avoir un rendez-vous vers midi au jardin du Luxembourg avec un agent de l'organisation de France. Je l'ai accompagnée à ce rendez-vous avec un camarade. Nous l'avons laissée se promener pendant une heure environ, en la surveillant à distance. Personne n'est venu". (La jeune fille avait-elle fait un signe conventionnel de prudence?)
Elles sont internées à Fresnes avant d'être déportées à Ravensbrück, probablement dans le convoi parti de Compiègne le 8 août 1944. Là, elles retrouvent Eugènie Djendi.

Une fiche du ministère de la Défense dit: " Après avoir demandé plusieurs fois au commandant du camp, Fritz Suhren, leur transfert dans un camp de prisonniers de guerre, les jeunes femmes sont convoquées le 18 janvier 1945 vers 16h au bureau du camp.  A partir de là, les témoignages laissent place à des suppositions.

Mme Postel-Vinay (témoignage du 20 septembre 1949, Arch. d'Alger) a connu personnellement au camp Jenny Djendi et surtout Suzy Mertzisen  qui était devenue la meilleure amie de sa camarade tchèque Miléna Seborova. Celle-ci avait réussi à la faire embaucher dans la petite colonne de travailleurs qu'elle dirigeait, le Hilfskommando II, véritable entreprise de sabotage, où S. Mertzisen bénéficiait de conditions de vie exceptionnelles.

"Deux mois avant leur disparition, les quatre jeunes filles avaient été appelées à la Schreibstube, pour un interrogatoire d'identité. C'était l'usage avant les exécutions, mais pas invariablement. Ces femmes croyaient d'ailleurs qu'il s'agissait d'une réponse favorable à leur demande de transfert dans un camp de prisonniers militaires britanniques, d'autant que l'Allemand qui les avait reçues avait été très aimable et s'était inquiété de la santé de Djendi Jenny.
Le 18 janvier 1945, elles ont été à nouveau convoquées au bureau. Elles s'y sont rendues joyeusement, toujours convaincues qu'elles allaient être transférées dans un camp moins pénible.

Miléna Seborova, inquiète cependant, a suivi Suzy Mertzisen à distance. Elle l'a vue, en compagnie de ses trois camarades, sortir du bureau. Toutes les quatre avaient remplacé leurs chaussures par des savates légères." L'Allemande Ruth Neudecker, toujours volontaire pour les exécutions, les accompagnait.

Dans "Ravensbrück" (Ed. de la Braconnière, Neuchâtel), il est écrit:"A la même heure, la route qui passait devant le Crématorium et conduisait chez Siemens fut barrée par les S.S." Mme Postel-Vinay et ses camarades ont alors supposé qu'elles avaient été pendues, car elles croyaient savoir qu'un gibet avait été construit dans le courant de l'année 1944, à côté du Crématorium...

En fouillant l'immense tas de vêtements des mortes, Miléna Seborova a retrouvé le manteau gris de Suzy Mertzisen et celui d'une autre, qui contenait encore dans la poche sa carte à son nom."

Rosane (Renée Lascroux), professeur de C.E.G., camarade de Pierrette Louin au lycée d'Oran, déportée à Ravensbrück et libérée à Bergen-Belsen (cité dans le Bulletin du Club Austerlitz, repris dans Bulletin de l'A.A.S.S.D.N. n°184), rapporte: "Le 18 janvier 1945, le bloc français prend le deuil.  Dès l'appel du matin, Pierrette Loin et Marie-Louise Cloarec, nos petites parachutistes, ainsi que Suzy et Jenny leurs compagnes radio (...) sont averties qu'elles doivent se tenir à la disposition du commandant avec interdiction formelle de sortir du block jusqu'à l'heure fixée - seize heures et demie.

Peu d'entre nous savent la nouvelle, l'on n'ose imaginer le drame, il est prudent de se taire pour les petites et pour nous-mêmes. J'ai passé la journée avec elles. Pierrette et Marie-Louise sont des enfants. Pierrette, à vingt-deux ans, reçut ses galons à Alger, elle aime l'Afrique où elle a préparé le débarquement américain. Marie-Louise est une vaillante bretonne de vingt-quatre ans, elle fait la guerre, et Suzy, de Metz, est maman d'une fillette de six ans. Jenny adore le risque.(...) Seront-elles traitées en soldats?

Le coup fatal éclate, quelle stupeur s'empare de nous, les mieux prévenues. Le soir nous attendons leur retour au block, sans espoir. Marie-Louise a imaginé mille conjectures, pleine d'illusions encore, elle a emporté plusieurs adresses. Pierrette n'a dit mot, elle pensait. Cependant, elles ont été fusillées. La nuit survient, le block ferme, les petites ne coucheront pas là. Le lendemain nous faisons d'adroites recherches. Sur un registre figure à côté des quatre matricules, la mention vague et classique: "transport sans destination". C'est étrange. Entre ses dents, une femme murmure: c'est ainsi que l'on indique les fusillés."

Les témoignages ne se recoupent pas, les quatre jeunes femmes auraient été fusillées à 18h30 dans une baraque proche du crématoire ou pendues au gibet du camp.

Miléna Seborova, affectée à la buanderie, pense qu'elles auraient été pendues: il n'y avait pas de traces de balles ni de sang sur leurs vêtements.  Même écho de Mme Lindell, rescapée du camp, qui dit (Archives d'Alger, document des Renseignements généraux du 18 Mai 1949)) que Mlle Kate Johansen, norvégienne affectée au magasin d'habillement, a reçu les vêtements de quatre Françaises sans avoir remis de vêtements civils en échange. "Au moment où Mme Lindell constatait que ces défroques ne portaient aucune trace de balles et de sang, est-il dit dans le relevé de témoignage, un Allemand dont elle n'a pas connu le nom, employé au magasin d'habillement, a porté la main à son cou pour indiquer que ces femmes avaient été pendues."

Un rescapé hongrois d'Auschwitz, le Dr. Nyisli, rapporte qu'il existait aussi des balles de plomb de très petit calibre, tirées dans la nuque.

Mireille Hui indique qu'elles ont été assassinées sur ordre de Berlin, d'après le témoignage du commandant S.S. du camp, Suhren, et de son adjoint, Schwartzhuber, interrogés après leur arrestation par les Alliés.
Leurs corps ont été brûlés ou enterrés dans une fosse commune de la forêt.

Déclarée "Morte pour la France", Marie-Louise Cloarec recevra la Croix de Guerre avec palme et la Médaille de la Résistance.
 

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Lieu de mémoire: Le nom de Marie-Louise Cloarec est gravé au mémorial du Mont Valérien.


Source : http://www.aassdn.org/araMnbioCl-Cz.html#CLOAREC

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« J’ai été le chef de ces valeureuses filles. Je les ai connues, encouragées, admirées et pleurées. »
colonel Paillole. BCRA
par Philippe Poisson · Publié 3 janvier 2019 · Mis à jour 3 janvier 2019

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/2019/01/j-ai-ete-le-chef-de-ces-valeureuses-filles.je-les-ai-connues-encouragees-admirees-et-pleurees.colonel-paillole.bcra.html


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Le sous-lieutenant Marie-Louise Cloarec (au centre, aux côtés du parachutiste Philippe Cravart alias Chabart), photographiée à Londres lors de sa formation.

Source: Le Télégramme

En 1942, les femmes n'avaient pas encore le droit de vote. Juste le droit de servir une France occupée par l'ennemi. La Carhaisienne Marie-Louise Cloarec (1918-1945) est l'illustration même de la détermination de ces jeunes femmes bien décidées à jouer un rôle au cours de la Seconde Guerre mondiale.


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Marie-Louise Cloarec : la résistante carhaisienne
Marie-Louise Cloarec naît le 10 mai 1917 à Carhaix. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, la puéricultrice s'engage dans le corps de transmissions à Alger. Avec trois autres femmes, elle devient opératrice radio en France occupée, en Algérie puis en Grande-Bretagne.

Toutes les quatre seront fusillées le 18 janvier 1945 à Ravensbrück. Elle a été déclarée : « Morte pour la France » - Croix de guerre avec palme - Médaille de la Résistance.

Source: Ouest France



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Ci dessous, un extrait d'un grand article de Jacques Varin dans le no 1303-1304-1305 avril- mai -juin 2016, justement sur les femmes dans la France Libre.

Jacques cite d'ailleurs Marie-Louise Cloarec.


Anne FRIANT


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LES MERLINETTES - LES MARINETTES - LES ROCHAMBELLES

 Source : http://67400.free.fr/page_la_guerre_de_1939_1945.htm
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Il ne faut pas oublier ces Françaises courageuses qui ont traversé l’Espagne, connu les prisons de Franco, embarquer sur l’Atlantique pour rejoindre le général de Gaulle en 1940 et continué le combat de la France Libre, au même titre que les hommes.

À leur arrivée à Londres, elles sont rapidement réunies dans le Corps des Volontaires féminines, conçu sur le modèle des unités de Volontaires anglaises. Mais leurs affectations évoluent au fur et à mesure des combats. Entre 1943 et 1945, l’armée française est probablement la seule à employer des femmes mêlées aux forces combattantes.

Le Train est le premier corps à créer des sections de conductrices automobiles (instruction du 5 décembre 1942) et les 150 premières recrues du général Merlin porteront le surnom de « Merlinettes » !
Le grand nombre de blessés entraîne la création d’un nouveau service féminin de santé militaire. Pour étudier les conditions d'insertion des différents corps féminins dans l’armée, l’épouse du général Catroux, infirmière pendant la Grande Guerre est nommée inspectrice du personnel féminin (IGPF), en août 1943.Plus de 3000 femmes constituent les effectifs de tous les services auxiliaires, en 1944, ce qui nécessite un commandement féminin aux côtés de l’autorité militaire: le commandant Hélène Terré, les capitaines Dupont et Dumesnil sont affectées au commandement des Volontaires féminines de terre, de mer et de l’air.

 
Source : http://67400.free.fr/les_merlinettes.htm

LES MARINETTES

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2ème Compagnie Médicale et groupe d'ambulancières.

Les ambulancières, surnommées les Marinettes, commandées par l'enseigne de vaisseau féminin Carsignol. Elles assurent l'évacuation des blessés (brancardage, premiers soins, chargement dans les ambulances etc...) Les ambulancières MARINETTES attachées au bataillon médical de la 2ème D.B. Elles firent toutes la campagne d'Alençon à Bertschesgaden.

13e Bataillon Médical (13e B.M.)A l'origine du 13e BM se trouve le groupe sanitaire qui part de Fort-Lamy en 1942 pour suivre la colonne Leclerc. Il est vite complété par des médecins et infirmiers du Corps Franc d'Afrique et par des évadés venus de France. Enfin par des volontaires américaines (les Rochambelles), britanniques (les Quakers - 3ème Compagnie Médicale et groupe d’ambulancières) et des ambulancières de la Marine (les Marinettes).
Créé le 1er novembre 1943 à Casablanca, il est la seule formation médicale de la 2e DB. Il fait mouvement vers l'Algérie et embarque à Oran le 30 avril 1944, sur des bâtiments britanniques. L'unité est cantonnée le 10 juin à Cottingham. Embarqué le 30 juillet et débarqué en France. Du 5 au 21 août c'est la campagne de Normandie. Le 25 août il est à Paris, participe aux campagnes des Vosges, de Lorraine et d'Alsace. Puis c'est le front de l'Atlantique et l'Allemagne. Il est dissous fin janvier 1945.