BELLEC EDMOND
Nom : EDMOND BELLEC

Nom de Résistant : BOSTON / Compagnie Cartouche / Bataillon NORMANDIE (Châteauneuf du Faou)

Date de naissance : Né le 17 juillet 1923 à Le Palais en Belle Ile en Mer

Fonction civile : tourneur sur métaux aux Ateliers Mécaniques de la Pérrière Lorient Ateliers Crépelle keroman Lorient
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Historique
-Résistant de la première heure à Lorient, EDMOND BELLEC a été au Front National et aux FFI dans le Bataillon Normandie voir ci-dessous.
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René et Edmond se souviennent

Publié le 09 mai 1998 Edmond Bellec, 75 ans, n'a pas voulu se faire décorer par les autorités. L'ancien résistant à Lorient et à Saint-Goazec, incorporé en juillet 44 dans une compagnie du bataillon Normandie, a tenu à ce que la médaille du combattant volontaire de la résistance lui soit remise par un de ses camarades de combat et d'enfance. C'est donc le Lorientais René Le Citol, 77 ans, ancien SAS, auteur de coups de main avec son frère Guy, plusieurs fois évadé qui a remis, hier matin, la médaille à son camarade Edmond. Et dans un lieu fortement symbolique : au pied de la maison éclusière de l'avant-port de Lorient où Edmond Bellec a passé son enfance.

Son père était éclusier et la maison, restée intacte, fait face à l'actuelle chambre de commerce où la Kommandatur s'était installée. Le 18 juin 1940 Edmond Bellec, alors âgé de 19 ans, a bravé les occupants en compagnie de son ami. Le 18 juin 40, ils se sont embarqués à bord du mouilleur de mines auxiliaire « France » qui n'a pu se rendre en Afrique du Nord. Deux mois plus tard, revenus à Lorient, les deux hommes ont récupéré avec le misainier de Edmond Bellec, des explosifs à la Citadelle de Port-Louis.

Ils seront entreposés dans la maison éclusière, à la barbe des Allemands. Le logement servira à cacher bien d'autres armes et munitions, utilisés ensuite par les résistants. En février 41, Edmond Bellec qui travaille aux AMC de La Perrière, participe à des sabotages de camions utilisés pour la construction de la base des sous-marins. Suivront des séries d'actions en 42 et 43, avant que Edmond Bellec se réfugie avec sa famille à Saint-Goazec. Il participe au maquis de Saint-Goazec, échappe à plusieurs reprises aux Allemands avant de rejoindre le bataillon Normandie et de prendre part aux combats du Ménez Hom.

Madagascar pour fuir la sirène René Le Citol, ouvrier à l'arsenal à ses débuts, aura bravé la mort à plusieurs reprises. Lors du débarquement, ce SAS fut parachuté, avec sa compagnie, sur le maquis de Saint-Marcel où il fut fait prisonnier. Il réussit à s'échapper des griffes allemandes.

A la fin de la guerre, ce Lorientais qui demeurait près de Brizeux, s'est embarqué pour Madagascar. « Je ne voulais pas que la sirène de l'arsenal conditionne ma vie » dit-il. Trente cinq années durant, René Le Citol a créé et dirigé une plantation de tabac avant de rejoindre Lorient en 1981.

Hier, les deux hommes, entourés de leurs compagnons, ont échangé leurs souvenirs. En commençant par la maison éclusière, point de départ de leurs aventures pour défendre la liberté. Devant la petite maison du bassin à flot où il a vécu jusqu'à l'âge de 11 ans Edmond Bellec, ancien du « spécial air service » a été décoré par son ami René Le Citol.

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