PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



MOULIN Laure
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 6 juin 2021


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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Secrétaire de Jean MOULIN


Nationalité : France
Né(e) : 1892
Mort(e) le : 31/12/1974
Biographie :

Soeur de Jean Moulin, le héros de la Résistance. Elle fut sa secrétaire, déchiffrant des codes secrets, remplissant des missions pour lui, en même temps qu'elle gardait ses manuscrits comme ses papiers les plus compromettants. Après avoir fait une enquête sur ses derniers moments, elle nous livre ses certitudes dans un livre. Elle a été professeur d'anglais.


Source : Catalogue de la BNF


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Ci dessus : Thomas Rabino, Laure Moulin, résistante et sœur de héros, Perrin, 2021, 330 p. (ISBN 978-2-262-04780-1)

https://www.babelio.com/auteur/Laure-Moulin/85153 :
"Laure Moulin : résistante et soeur du héros Thomas Rabino Éditions Perrin Collection Biographies Une biographie de Laure Moulin (1892-1974), soeur de Jean Moulin. Elle a elle-même fait partie des femmes résistantes, en tant que secrétaire de son frère dont elle conservait les papiers compromettants et pour qui elle remplissait des missions. A sa mort, elle est devenue la dépositaire de la mémoire familiale et s'est attachée à faire connaître l'action de son frère à travers la France. ©Electre 2021 https://www.laprocure.com/laure-moulin-resistante-soeur-heros-thomas-rabino/9782262047801.html"


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Source : https://www.wikiwand.com/fr/Laure_Moulin
Laure Moulin née le 3 décembre 1892, à Saint-Andiol, dans les Bouches-du-Rhône[1], et morte le 31 décembre 1974 à Montpellier, est une résistante. Enseignante française, elle est connue essentiellement pour avoir écrit la biographie de son frère Jean Moulin[2].

Biographie
Contexte familial

Elle est la fille d'Antoine-Émile Moulin, professeur d'histoire-géographie et homme politique français, et de Blanche Pègue, originaire de Saint-Andiol. Ses parents y garderont la maison de famille, où ils se rendront régulièrement et où naîtront leurs deux premiers enfants, Joseph en 1887 et Laure en 1892. Joseph mourra d'une pneumonie à 19 ans, le 2 mars 1907. En 1899 naît son frère, le résistant Jean Moulin, 6 rue d'Alsace, à Béziers.
Laure Moulin fait ses études au collège de
Béziers puis à la faculté des lettres de Montpellier. Elle obtient une licence de lettres, mention anglais, en 1916[1].

Vie active

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Maison où vécut Laure Moulin, Grand-Rue à Montpellier, et plaque commémorative consacrée à Jean Moulin.
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Zoom sur la plaque commémorative placée devant l'appartement de Laure Moulin en l'honneur de son frère Jean.
Laure Moulin est infirmière bénévole pendant la Première Guerre mondiale. En 1918, elle est nommée professeure à l'école primaire supérieure de Béziers, où elle exerce pendant dix-neuf ans. À la suite du décès de son père en 1937, elle déménage à Montpellier et choisit d'habiter avec sa mère au 21 de la Grand-Rue (actuellement baptisée Grand-Rue Jean Moulin)[3]. Laure Moulin y est nommée professeure d'anglais au collège moderne et classique « Legouvé », actuel collège Clémence-Royer[4].
L'appartement offrira un avantage primordial qu'elle analyse dans le livre écrit sur son frère :
« l'appartement avait deux entrées par des escaliers différents et l'immeuble donnait sur deux rues. Nous ne pouvions soupçonner alors que ces dispositions seraient très propices à des visites clandestines »
En mai 1945, elle est élue au
conseil municipal de la ville de Montpellier. Les élues municipales féminines sont encore rares en France à cette époque.
Laure Moulin prend sa retraite en novembre 1956. Elle meurt à
Montpellier le 31 décembre 1974.


Résistance

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Laure Moulin va servir de secrétaire à son frère lorsqu'il vient clandestinement à Montpellier. Elle l'aide jusque tard dans la nuit à déchiffrer des codes secrets. « Je rencontrais Rex, en moyenne deux ou trois fois par semaine et généralement le soir ou la nuit. Il me remettait alors plusieurs messages, en codé ou en clair, que je codais moi-même »[5].
Laure Moulin remplit plusieurs missions pour
Jean Moulin, comme la recherche de Monjaret[pas clair] le 15 janvier 1942, où elle accomplit le travail d'un agent de liaison[5]. Elle garde ou cache ses manuscrits ou papiers compromettants. Jean Moulin l'écarte parfois de situations trop dangereuses qui permettraient, par elle, de remonter jusqu'à lui[5].
Le 2 juillet 1943, la Gestapo apporte à Laure Moulin, avec presque un an de retard, l'acte de décès de Jean. Elle cache sa mort à sa mère jusqu'en octobre 1946[6].

Dès 1946, elle va se préoccuper d'honorer la mémoire de son frère, recenser les lieux d'inauguration de plaques commémoratives ou de monuments le concernant. En 1947, sa mère se casse le col du fémur et, affaiblie, succombe à une crise cardiaque. Laure Moulin suit de près les procès de 1947 et 1950 contre René Hardy, accusé d'avoir livré Jean Moulin et les résistants présents avec lui à Caluire.

Distinctions honorifiques


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Source :
https://www.memorialjeanmoulin.fr/articles.php?lng=fr&pg=118&prt=2

Continuité, c’est le maître-mot qui anime le Comité et son président au moment où l’honneur nous est fait d’avoir à poursuivre le travail de toute une vie de courage et de fidélité aux idéaux et aux valeurs fédératrices de la Résistance. Et pour souligner l’extraordinaire obstination de Bernard Bermond et de ses camarades, nous présenterons le 27 mai un montage d’archives inédit sur les 40 ans du Mémorial, en partenariat avec l’Ina Méditerranée.

Enfin, outre les partenaires habituels et fidèles du Comité du Mémorial, ce sont la Base aérienne et l’Ecole de l’Air de Salon qui, cette année, participeront étroitement à cette journée, en évoquant ce parachutage clandestin du 2 janvier 1942, qui vit Jean Moulin et ses deux compagnons entamer dans les Alpilles leur audacieuse mission unificatrice de la Résistance.

Moulin et Fassin l’ont payé de leur vie, mais, avec beaucoup d’autres, ils auront permis, en 1945, la Victoire et le retour de la liberté.

Et nos aviateurs se rappelleront sans doute, qu’il y a 75 ans, lors de la création de la Base de Salon, le préfet Moulin était chef du cabinet civil du ministre de l’Air de l’époque, Pierre Cot…

F.-R. Cristiani-Fassin,
président du Comité régional du mémorial Jean-Moulin