PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



PEEL Andrée (Andrée VIROT)
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 28 octobre 2021



Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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l'Agent Rose dans la Résistance

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Source : https://www.wikiwand.com/fr/Andr%C3%A9e_Peel


Andrée Peel (3 février 1905 - 5 mars 2010), connue comme « l'Agent rose » durant l'occupation allemande, est une héroïne de la Résistance française durant la Seconde Guerre mondiale[1].

Biographie
Née Andrée Marthe Virot, ses parents étaient Francis Virot et Martha Virot. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, elle dirigeait un salon de coiffure à Brest[2].
Durant la guerre
Après l'invasion allemande, elle s'engagea dans la Résistance en participant à la distribution de journaux clandestins. Elle devint ensuite chef d'une sous section de la Résistance. Avec son équipe, elle utilisa des torches pour guider les avions alliés vers des terrains d'aviation improvisés, et aida les aviateurs, qui avaient atterri en France, à embarquer dans des sous-marins ou des bateaux pour fuir la France occupée. Elle sauva ainsi la vie de 102 jeunes soldats et aviateurs et en aida plus de 20 000.
Elle fut arrêtée à
Paris en 1944, et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, avant d'être transférée à Buchenwald. Elle allait être fusillée lorsque l'armée américaine entra dans le camp pour en libérer les prisonniers[3].
Elle reçut plus tard une lettre de remerciements de
Winston Churchill.
Après la guerre
Après la guerre, elle rencontra son futur mari, un universitaire anglais nommé John Peel à Paris, et ils s'installèrent à Long Ashton, près de Bristol.
Promue
officier de la Légion d'honneur, elle reçut ses insignes des mains de son frère, le général Maurice Virot [4], en 2004.
Le
3 février 2005, alors qu'elle fêtait ses 100 ans, elle reçut une lettre de la reine d'Angleterre.
Elle est décédée dans une maison de retraite de Bristol à l'âge de 105 ans le
5 mars 2010[5].

Autobiographie
Elle a publié une autobiograpie intitulée Miracles Do Happen[6], publié en 1999 et traduite en français sous le titre Les miracles existent ! et adaptée au cinéma par William Ennals.
Décorations

Notes et références
  1. Agent d'evasion Dossier individuel de Andrée VIROT ép. PEEL. 1944. 1995: http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2FGR%252028P4%2520EVASION%2520234-291.pdf&usg=AFQjCNFgqDuIZ3HoG96oNPmFexdJGP91Nw
  2. Favilli, Elena. et Shapiro, Jessica., Histoires du soir pour filles rebelles : 100 destins de femmes extraordinaires, Paris, Les Arènes, 2017-, 212 p. (ISBN 978-2-35204-678-3, 2352046785 et 9782352049708, OCLC 1017611705, notice BnF no FRBNF45361747, lire en ligne)
  3. GR 28 P 4 290 86 Dossier individuel de Andrée VIROT ép. PEEL 1944 1995 16P 597461
  4. [1] Hommage au général de corps d'armée Maurice Voirot, mort en décembre 2013.
  5. [2]
  6. (en) Peel, Andrée., Miracles do happen!, Loeberias, 1999, 189 p. (ISBN 978-1-874316-37-4 et 9781874316374, OCLC 44014380, lire en ligne)


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Source : http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2009/03/18/andree-peel-nom-de-code-agent-rose/

Née le 03 février 1905, Andrée Marthe Virot tenait un salon de beauté en Bretagne, dans le port de Brest, lorsque la seconde guerre mondiale éclate.
Après l’invasion allemande, elle rejoint la résistance et s’implique dans la distribution de documents secrets. Elle fut la responsable d’une sous-section de la résistance et était connue sous le nom de code Agent Rose.
L’agent Rose et son équipe ont aidé des avions alliés en les guidant sur des pistes d’atterrissage improvisées en utilisant des torches. Elle a permis à plus d’une centaine d’aviateurs, ayant atterri en France, de s’échapper avant qu’ils ne soient arrêtés par les Allemands.
Quand la Gestapo s’est intéressée au réseau de résistance de Brest, elle s’est enfuie à Paris et a utilisé une autre identité, mais elle a été arrêtée une semaine après le jour J et envoyée au camp de concentration de Ravensbruck, puis transférée à Buchenwald.
Elle possède toujours l’uniforme bleu et gris rayé qu’elle a été obligée de porter dans le camp de concentration comme un rappel et dit : «C’était une période épouvantable, mais en regardant derrière moi, je suis si fière de ce que j’ai fait et je suis heureuse d’avoir contribué à la défense de la liberté de nos générations futures».
Après la guerre, elle s’est mariée avec un Anglais, John Peel, rencontré à Paris, et vit maintenant à côté de Bristol, où elle vient de fêter ses 104 ans.
Elle est titulaire de la « American Medal of Freedom », qui lui a été décernée par le président Dwight Eisenhower, de la « King’s Commendation for Brave Conduct » décernée par le roi Georges VI, de la croix de guerre avec palmes et citation, de la médaille de la résistance et de la croix de la libération. Elle est chevalier de la Légion d’Honneur depuis 1966 et promue officier en 2004, distinction remise par son frère le général Maurice Virot.
Son autobiographie est parue en Angleterre sous le titre : « Miracles do happen » et en France : « Les miracles existent ».
Madame Andrée Peel est décédée le 5 mars 2010 et a été inhumée à Long Ashton près de Bristol le mardi 23 mars 2010 .
« Nous tenons à remercier les membres de sa famille pour les renseignements et les photos qu’ils ont eu la gentillesse de nous faire parvenir. »

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Source : http://femmesguerrieres.blogspot.com/2014/06/andree-peel-lagent-rose-resistante-et.html
Femmes guerrières
Andrée Peel l'agent Rose : résistante et héroïne de la Seconde Guerre Mondiale

Il y a aujourd'hui 70 ans, les Forces Alliées débarquèrent en Normandie. Je profite donc de cet anniversaire pour vous parler d'une figure de la résistance, Andrée Peel.

Moins nombreuses que chez les partisans grecs ou espagnols, les résistantes françaises ont néanmoins accompli des actes de bravoure décisifs. Andrée Peel, surnommée l'Agent Rose, a pour sa part sauvé la vie de 102 jeunes soldats et aviateurs et aura aidé plus de 20 000 autres Alliés.

Activités au sein de la Résistance
Lorsque la Seconde Guerre Mondiale s'étend jusqu'en France, Andrée Virot a 35 ans et tient un salon de beauté à Brest. Lorsque les troupes allemandes arrivent jusqu'à sa ville, elle commet son premier acte de résistance en cachant des soldats français et en leur fournissant des vêtements civils qu'elle récupère en toquant aux portes de ses voisins. Quelque temps après, elle entend le fameux discours de Charles de Gaulle le 18 juin 1940. Le Général, depuis la radio de Londres, appelle les Français à prendre les armes contre les nazis. Elle commence alors avec des amis à distribuer clandestinement des journaux et livrets. Enthousiaste, elle s'engage corps et âme dans la Résistance en prenant en charge des missions de plus grande ampleur.  Elle prend les commandes d'une sous-section de l'organisation et joue le rôle d'informatrice auprès des troupes anglaises en leur fournissant de nombreuses indications concernant les mouvements navals des Allemands dans le port de Brest ainsi que des rapports militaires et des informations sur les déploiements de la Wehrmacht. Suite à ses actions, l'Agent Rose (son nom de code) reçoit une lettre de remerciements personnels de la part de Winston Churchill , qu'elle détruit après l'avoir lue. Mais son plus remarquable exploit est encore à venir. Avec son groupe, elle prend en charge l'organisation de pistes d'atterrissage pour l'aviation britannique et américaine.À l'aide de torches, son équipe guide les avions venus déposer et récupérer les aviateurs. Ces opérations ont permis  le sauvetage de 102 fugitifs selon les historiens.

Capturée par les nazis
En 1944, sentant le débarquement des Alliés imminent, les Allemands renforcent la sécurité et la surveillance de la population. Un résistant du groupe de l'Agent Rose est capturé et la dénonce. Suspecte, Andrée Virot s'exile à Paris et change d'identité. Malheureusement, la Gestapo l'arrête 3 jours après le débarquement des Alliés. Elle est soumise à la torture: noyade, chocs électriques et passage à tabac. Les séquelles de ces sévices la poursuivra toute sa vie durant.
Puis, elle est envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, un camp réservé aux femmes.Elle échappe de justesse à la chambre à gaz grâce à l'aide d'une Polonaise qui avait subtilisé le numéro de Virot de la liste des prochaines détenues à être gazées.  Elle survit à Ravensbrück, contrairement à 90 000 autres détenues.Elle découvrira plus tard que les cendres des victimes étaient vendues aux fermiers de la région comme engrais.


L'entrée du camp de Buchenwald

L'Armée Rouge avançant, les détenues sont transférées à Buchenwald où elle jouit de conditions de vie un peu meilleure. Elle rentre en contact avec des prisonniers de guerre français travaillant dans les champs aux alentours et ces derniers réussissent à envoyer plusieurs lettres de sa part destinées à sa famille. Ces améliorations ne sont que de courtes durées: en avril 1945, sentant la défaite approcher, les Allemands décident de se débarrasser des preuves et donc des détenus. Andrée Virot et tous les autres sont alignés contre un mur, prêts à être fusillés. Virot ne doute pas un seul instant du sort qu'on lui réserve: elle savait que quelques instants avant elle, d'autres prisonniers avaient été exécutés par balle et même avec un lance-flamme. Tout à coup, des tirs se font entendre au loin. Un bataillon américain vient de prendre le camp et elle est libérée, échappant une fois de plus à une mort certaine.

Après la guerre
Libérée du camp de Buchenwald, Virot rentre à Brest. Découvrant que son père et son frère étaient décédés durant sa captivité, elle retourne à Paris. Elle y gère un restaurant et rencontre son futur mari, John Peel, un étudiant britannique de 20 ans son cadet. Elle déménage avec lui pour l'Angleterre, dans un village près de Bristol. Bien qu'Andrée Peel souffre toujours de douleurs physiques et est tourmentée par les souvenirs du camp de concentration, elle est animée par une énergie positive, voire même curative. Un jour, elle pose ses mains sur la jambe d'une femme ayant fait une chute et une guérison semble se produire, du moins Peel en est persuadée. Ce qui est sûr, c'est qu'elle a toujours semblé être en mission. "Mon chemin vers l'avenir s'est ouvert devant moi comme si j'étais guidée par une force divine". Andrée Peel n'a jamais perdu espoir même dans les heures les plus sombres. "Nous défendions la liberté. C'est une chose extrêmement précieuse c'est seulement lorsqu'elle nous est enlevée que l'on réalise son importance." Pour ses actes de bravoure, elle reçoit de nombreuses distinctions anglaises, américaines et françaises comme la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur. En 1999, elle écrit un livre afin de transmettre la mémoire des prisonniers des camps qui n'ont jamais pu rentrer chez eux, intitulé "Miracles Do Happen". Le 5 mars 2010, Andrée Peel décède, alors âgée de 105 ans.

Sources:

http://www.telegraph.co.uk/news/obituaries/7407992/Andre-Peel.html

http://www.independent.co.uk/news/obituaries/andree-peel-french-resistance-fighter-who-helped-allied-airmen-evade-capture-in-occupied-europe-1936038.html

http://www.ouest-france.fr/andree-peel-lagent-rose-nest-plus-549909

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