Stacks Image 26307


BELLEC Jean Charles

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 21 mars 2026


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
Stacks Image 26256


Compagnon de la Libération par décret du 09 septembre 1942

Source : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-charles-bellec


Ci dessous : cliquez sur le dossier * pour le télécharger
*attention 3 pages pour ce document

Stacks Image 26310

Source :
https://an-uhelgoad.franceserv.com/6aout1944.htm


Le compagnon de la Libération Jean  Chales Bellec  Un Huelgoatain  né à Paris ,sa famille et ses parents habitaient et étaient du Hüelgoat . Comme tous les fils des bourgeois du Huelgoat ,ils ne fréquentaient pas l'école publique ,ils partaient tous en pension chez les curés au Likès de Quimper.
https://www.ouest-france.fr/bretagne/huelgoat-29690/ce-finisterien-fut-l-un-des-premiers-a-rejoindre-le-general-de-gaulle-apres-l-appel-du-18-juin-1940-072d5600-d83b-11ec-899f-1eab8c400158

Le général Jean-Charles Bellec, compagnon de la Libération, est décédé lundi à Grasse (Alpes-Maritimes), à l'âge de 82 ans .

Le général Jean-Charles Bellec, compagnon de la Libération, est décédé lundi à Grasse (Alpes-Maritimes), à l'âge de 82 ans . Etudiant à Quimper (29), Jean-Charles Bellec n'avait que 20 ans lorsqu'il a embarqué dans un bateau à destination de la Grande-Bretagne, le 19 juin 1940, pour s'engager dans les Forces Françaises Libres. Il a pris part à la campagne de Libye et aux combats de Bir-Hakeim en 1942, réussissant notamment à ramener intact un important convoi de ravitaillement à travers les lignes ennemies. Blessé en sautant sur trois mines lors de ce fait d'armes, il a néanmoins pris part, deux ans plus tard, à la campagne d'Italie puis à la campagne de France, dans le sud des Alpes, où il a une nouvelle fois été blessé. Après la guerre, il a poursuivi une carrière militaire qu'il a terminée avec le grade de général de brigade. Croix de guerre 1939-45 (5 citations) et grand officier de la Légion d'honneur, Jean-Charles Bellec était également grand-croix de l'ordre national du Mérite. Publié le 12 décembre 2002 à 00h00 le Télégramme

Stacks Image 26336
Stacks Image 26339
Stacks Image 26342
Stacks Image 26345
Source : https://www.ouest-france.fr/bretagne/huelgoat-29690/ce-finisterien-fut-l-un-des-premiers-a-rejoindre-le-general-de-gaulle-apres-l-appel-du-18-juin-1940-072d5600-d83b-11ec-899f-1eab8c400158

Ce Finistérien fut l’un des premiers à rejoindre le général de Gaulle après l’appel du 18 juin 1940
Dans quelques jours sera célébrée la mémoire de la bataille de Bir Hakeim en juin 1942 qui vit des soldats de la France libre arrêter un puissant corps d’armée allemand en Libye. Originaire de Huelgoat, dans le Finistère, Jean-Charles Bellec fut un des premiers à rejoindre de Gaulle en Angleterre, après l’appel du 18 juin 1940.

Rencontre avec France Pagès, née Bellec, dans sa maison de la venelle Carn-ar-Guillou à Huelgoat, dans le Finistère, une maison qui est dans sa famille depuis quatre générations. Car son père Jean y a vécu, tout comme son arrière-grand-père paternel Jean-Marie Bellec qui combattit comme officier mécanicien lors de la bataille des Dardanelles en 1915-1916. Il fut aussi, entre les deux guerres, directeur de la mine de plomb argentifère de Huelgoat.


Jean est né dans le Xe arrondissement de Paris, le 21 mai 1920.

Une véritable odyssée
« Mais, revenons à mon père, explique France Pagès. Si je veux en parler aujourd’hui, c’est parce qu’il a activement participé à la bataille de Bir Hakeim, en Libye, voici exactement 80 ans et qu’il a été choisi en cette année 2021-2022 comme parrain de l’actuelle promotion d’élèves officiers de l’école de Saint-Cyr-Coëtquidan. »
Et ce père a vécu tout jeune une véritable odyssée. Jugez plutôt. Alors âgé de 20 ans, promis à une carrière ecclésiastique, il se trouve à Quimper (Finistère) en juin 1940, au moment de l’appel à la résistance intérieure et extérieure du général de Gaulle, lancé le 18 juin depuis Londres, sur les ondes de la BBC.



Il est parti pour l’île de Sein dès le lendemain pour le rejoindre en Angleterre alors qu’il ne le connaissait même pas de nom.
— France Pagès, à propos de son père au lendemain de l’appel en 1940 du général de Gaulle
« Mon père, reprend-elle, est parti pour l’île de Sein dès le lendemain pour le rejoindre en Angleterre, alors qu’il ne le connaissait même pas de nom. Le voici débarquant à Plymouth avec les tout premiers volontaires français, puis rejoignant Londres, et en route pour l’Afrique avec ce premier corps expéditionnaire : le Sénégal, le Cameroun, la traversée du continent africain d’ouest en est jusqu’au Soudan pour rejoindre la vallée du Nil, la descente de celui-ci jusqu’en Égypte, puis la Syrie qu’ils atteignent fin 1941. »

Son but était tout d’abord de s’assurer de la loyauté des colonies françaises à la France républicaine contre l’État français de Pétain et sa politique de collaboration avec l’occupant allemand. Et ensuite de bloquer l’avancée du corps expéditionnaire allemand en Afrique, fort de 40 000 hommes et commandé par le général Rommel pour conquérir les champs pétrolifères.


La bataille de Bir Hakeim
Ce sera la bataille de Bir Hakeim, du nom d’un point d’eau désaffecté au milieu du désert de Libye, qui se déroulera du 27 mai au 11 juin 1942. Pendant ces seize jours, la première brigade française libre du général Kœnig résistera aux assauts ennemis, et le répit ainsi gagné permettra aux Britanniques, alors en mauvaise posture, de se replier puis de remporter une victoire stratégique lors de la bataille d’El Alamein en juillet 1942.


Il fut fait, dès le 9 août suivant [1942], compagnon de la Libération par le général de Gaulle lui-même.
— France Pagès, à propos de son père Jean Bellec
Bir Hakeim est ainsi la première contribution militaire importante des Forces françaises libres. Elle est pour beaucoup dans la reconnaissance politique par les Alliés du Comité national de la France combattante. « Et mon père Jean Bellec y a joué un rôle important comme orienteur, puisqu’il a non seulement guidé de nombreuses incursions chez l’ennemi, mais il a aussi mené à bon port un convoi de ravitaillement essentiel et la sortie de ceux qui ont réussi à empêcher les Allemands d’atteindre l’Égypte. C’est à ce titre qu’il fut fait, dès le 9 août suivant, compagnon de la Libération par le général de Gaulle lui-même. »
Promu au rang de sous-lieutenant le 25 juin 1942, il combat au sein du bataillon d’infanterie de marine et du Pacifique
selon le musée de l’ordre de la libération. Il vécut encore un long parcours militaire à Madagascar, en Algérie, jalonné de blessures. Il participa à la campagne de Tunisie, celle d’Italie, puis au débarquement allié en Provence et à la libération de la France jusque dans les Vosges.



Il achève sa carrière en 1973. Jean Bellec finit sa vie à Grasse, en Côte-d’Azur, où il décède le 9 décembre 2002.


Stacks Image 26352


Source : https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=54404

Jean Bellec : De Quimper à Plymouth, juin 1940
Naissance : 21 mai 1920 - Paris 10e

Activité antérieure :
étudiant / scolaire

Point de départ vers la France Libre :
Metropole

Engagement dans la France Libre :
Londres en juillet 1940

Affectation principale :
Terre DFL - Moyen Orient / BIMP

A participé à la
bataille de Bir Hakeim

Grade atteint pendant la guerre et spécialité :
lieutenant

Décès à
82 ans - 9 décembre 2002 - Grasse (06)

Dossier administratif de résistant : GR 16 P 44844

Dans la liste de Bir Hakeim :
ligne 609

Dans la liste d'Henri Ecochard V40 :
ligne 4373


www.charles-de-gaulle.org 
" 📍Quimper, 23 juin 1940 Dans la ville, c'est la stupeur. On a tant voulu ne pas y croire à cette défaite ! Mais, dans le flot des bruits affreux qui rampent et éclatent, une chose est malheureusement certaine : les Allemands arrivent. Les rares défaitistes ont le triomphe pâle et chuchotent même qu' « ils » sont déjà à la Préfecture.

A la maison, nous avons comme tous le coeur bien lourd des malheurs de la Patrie. Nous avons, en outre, comme bien d'autres, nos angoisses familiales : mon père, capitaine de réserve, est officiellement porté disparu sur ce qui fut le front. Néanmoins, maman approuve mon projet de partir en Angleterre pour continuer le combat. Elle est d'ailleurs persuadée qu' « ils » prendront tous les hommes, même ceux de ma classe qui n'est pourtant pas encore mobilisée.

Hier, mon grand-oncle, officier de marine en retraite, a entendu, à la BBC, en français, un général qui demandait aux Français qui arriveraient en Angleterre de le rejoindre pour continuer la lutte. Mais une « friture » du poste l'a empêché de comprendre le nom du général. Je me vois déjà dans une rue de Londres, sonnant à la porte de ce général dont j'ignore le nom.

Maintenant il faut agir, il est peut-être trop tard. Dans le froid du petit matin, je cours, mon sac de scout au dos, pour voir mon meilleur ami et l'inciter à partir avec moi. Son père a une voiture, il pourrait nous conduire à un port de pêche où nous trouverons, je n'en doute pas, un bateau pour traverser la Manche. Je suis bien mal reçu : le père ne veut pas réveiller son fils, même pour que je lui fasse mes adieux. Pour lui, notre projet est une folie vouée à l'échec.

Je repars en courant. Sur le conseil de ma mère, je vais voir un vieil ami de la famille, un religieux à la retraite qui a la réputation d'être un sage et qui, c'est important, a une petite voiture. Lui aussi désapprouve mon projet ; il m'en expose calmement les inconvénients, les dangers, l'impossibilité et même l'immoralité. Par respect pour son âge, je ne bronche pas. Je doute de sa sagesse. Tout à coup, il me dit : « Puisque c'est ton idée, je te conduis à Douarnenez ». Dans la voiture, il ne combat plus mon projet, il m'encourage même. Dans sa sagesse, il a compris qu'il est difficile d'enlever une idée solidement ancrée dans le crâne d'un jeune Breton. Parlant comme Churchill, avant l'heure, il prédit « du sang et des larmes ». « Mais », dit-il, « avec la grâce-de Dieu et si les Américains s'y mettent, vous pourrez, peut-être, réussir. Ainsi soit-il, j'espère. » Il me dépose non loin des quais à Douarnenez avec sa bénédiction.

📍Douarnenez, 23 juin, fin de matinée

J'erre sur les quais où règne un énorme désordre. Des bateaux restent, d'autres partent, mais j'essuie toujours un refus quand je demande à embarquer. Voici une pinasse réquisitionnée par la Marine qui fait, dit-on, la surveillance des sous-marins. Le patron, un officier marinier, dans la quarantaine, n'embarque que des militaires. En trois minutes, j'achète une veste de caporal — l'uniforme ne vaut pas très cher à cette époque. Je reviens en tenue, le patron m'autorise alors à embarquer et, dans la minute, nous partons. Dans mon esprit, c'est pour l'Angleterre.

📍En mer, 23 juin, mi-journée

Dès que nous sommes en mer, apparaît au-dessus de Brest un énorme champignon de fumée noire, d'allure sinistre : ce sont les dépôts d'hydrocarbures qui brûlent. Le paysage est à l'unisson de la terrible détresse de nos coeurs. A bord, rien à consommer, ni eau ni vivres, seulement des caisses de rhum. Le patron nous autorise à en boire. Dans le ronronnement régulier du diesel, une discussion s'engage. Le patron veut aller à Bordeaux. « Je suis le Maître à bord », dit-il, « Oui, c'est vrai, mais nous sommes quatorze et tu es tout seul. » Tout en buvant du rhum...

Tout le monde réfléchit. Le Maître à bord transige alors : « Je vous conduis à Sein, s'il y a un bateau en partance pour l'Angleterre, vous le prenez ; s'il n'y en a pas, je vous y conduis.» Ces intelligentes dispositions ramènent une plus sereine discipline à bord. La navigation continue en zig-zag. Des avions nous survolent de haut. Amis ou ennemis ?... En quelques heures, nous sommes à Sein.

📍Ile de Sein, 23 juin, soirée

Ici, mes souvenirs sont moins nets. Depuis trois nuits, je ne dors pas ; une irrésistible envie de dormir m'assaille. Je me souviens seulement qu'un marin pêcheur a prononcé le nom de De Gaulle, que nous avons mangé des langoustes «pour que l'ennemi ne les mange pas». Dès que je comprends que le Ar Zenith, le courrier d'Audierne à Sein, va partir en Angleterre je m'y embarque et je m'endors.


📍A bord du Ar Zenith, nuit du 23 au 24 juin

Je me réveille en mer. Nous sommes bien en partance pour l'Angleterre, avec environ 70 hommes à bord. La plupart dorment dans la cale. On demande un volontaire pour tenir la barre ; je me présente et j'y reste longtemps, je crois qu'on m'y oublie. Par deux fois au moins dans la nuit, un remorqueur de « La Royale » vient nous donner un nouveau cap. Enfin, on me relève. Je suis malade et je restitue à la mer « ses » langoustes. Je m'endors ensuite dans un amas de cordages. Je me souviens vaguement d'avoir aperçu, dans la pâle clarté du petit matin, les côtes anglaises.

📍Port de Plymouth, 24 juin, matinée

Dans la matinée, nous entrons dans le port de Plymouth. Dans ce paysage animé, je vois une lueur d'espoir. Nous attendons quelques heures à bord. Je me remets en civil et abandonne à regret la chaude veste militaire. Au débarquement, un scout anglais m'offre un énorme bol de thé au lait. Quel réconfort ! II ne me reste plus qu'à trouver le Général. Ce sera facile, les autorités locales nous y conduiront. "

laurent le mardi 14 juillet 2009 - Demander un contact