PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



BERNARD Louis
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 3 AVRIL 2021


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :


caporal-chef FFI à titre posthume en 1953

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Source : LE TÉLÉGRAMME du 18 mai 2009

Photo de gauche : Bernard LE GUILLOU, Auguste LE GUILLOU (en chaise roulante), Marie-Andrée BERNARD, Jean LE GUILLOU (porte drapeau – Châteaulin), Emmanuel COLINAS Photo Yves MAZO



La famille de Louis Bernard réunie pour un hommage devant la place qui porte son nom à Ergué-Armel face à l’église paroissiale.

C'est Renaud Bernard, petit-neveu de Louis Bernard qui a rappelé le parcours de son grand-oncle devant la plaque posée à l'entrée de la place rue Saint-Alor à côté du cimetière d'Ergué-Armel, en présence de la famille et de Piero Rainero représentant la municipalité. «Gymnaste à la Quimpéroise, Louis Bernard, né le 23janvier 1920, était un jeune ouvrier peintre en bâtiment du quartier de Locmaria, domicilié chez sa mère Anna. Membre depuis l'occupation nazie de la direction du Parti Communiste clandestin, résistant de la première heure, il participe à différentes actions d'hostilité et d'opposition à l'armée d'occupation, sous le nom de code de «La Biche». Je pense notamment à l'attentat contre le siège de la Milice au service de l'occupant à Quimper en juin1942 ou bien à l'organisation d'une manifestation dans le quartier d'Ergué-Armel le 14juillet 1942 pour célébrer la Fête Nationale.

Dénoncé, Louis Bernard alors âgé de 22 ans est arrêté par la police française de Pétain le 18juillet 1942. Il connaîtra alors la prison de Mesgloaguen à Quimper, celle de Lorient, puis divers camps d'internement en France. De Compiègne, il partira en convoi vers un camp de la mort, Mathausen en Autriche, en mars1944, où il demeurera en vie, jusqu'à la Libération du camp en mai1945».
Mort quelques jours après son rapatriement
Rapatrié et hospitalisé à la Pitié-Salpêtrière à Paris, Louis Bernard y mourra d'épuisement le 26mai1945 à l'âge de 25 ans.

Sa dépouille fut rapatriée en 1950 à Ergué-Armel. Il fut décoré du grade de «caporal-chef FFI» à titre posthume en 1953. «Pour son engagement éclairé et précurseur en faveur de la libération de notre pays, Louis Bernard a vécu prisonnier debout... Sa liberté intérieure et ses valeurs humanistes devaient être puissamment fortes et riches pour lui avoir permis de survivre», a ajouté Renaud Bernard avant que la famille ne se rende au cimetière voisin pour se recueillir sur sa tombe.



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De Yves MAZO


Je voudrais vous signaler une nouvelle plaque sur Ergué Armel (QUIMPER 29 )


C'est à la demande de la famille BERNARD qu'une plaque du souvenir a été apposée sur un bâtiment se trouvant à l'entrée du parking du cimetière - rue St ALOR.
voici le texte lu par le petit-neveu de Louis BERNARD:


" Hommage à Louis BERNARD, FTP Déporté politique et Mort pour La France."

 
"Gymnaste à la Quimpéroise, Louis BERNARD, né le 23 janvier 1920, était un jeune ouvrier peintre domicilié chez sa mère Anna, rue Haute à Locmaria- Quimper. Membre depuis l'occupation nazie de la direction du Parti Communiste clandestin, résistant de la première heure, il participe à de différentes actions d'hostilité et d'opposition à l'armée d'occupation, sous le nom de code de " la biche". Avec ses camarades, il commet un attentat contre le siège de la Milice au service de l'occupant (siège du MSR) à Quimper en juin 1942, organise une manifestation dans le quartier d'Ergué-Armel le 14 juillet 1942 pour célébrer la Fête Nationale, .
Dénoncé, Louis BERNARD alors âgé de 22 ans, est arrêté par la police française de PETAIN le 18 juillet 1942. Il connaîtra alors la prison de Mesgloaguen à QUIMPER, celle de LORIENT, puis divers camps d'internement en France (Montfort-sur-Meu, Fontevrault, Blois, Pithiviers, Compiègne où il retrouvera des camarades connus). De Compiègne, il partira en convoi vers un camp de la mort, Mathausen en Autriche en mars 1944 où il restera jusqu'à la libération du camp en mai 1945 par les américains. Il sera rapatrié et hospitalisé à La Pitié-Salpétrière à Paris où il mourra d'épuisement le 26 mai 1945 sans avoir pu revoir sa maison natale ni sa famille. Son corps ne sera rendu à sa famille qu'en 1950 pour être inhumé dans le cimetière de sa commune de naissance, Ergué-Armel. Il sera décoré à titre posthume du grade de - Caporal Chef FFI - en 1953.


Louis BERNARD est décédé  tout jeune homme et en homme libre dans un pays qu'il a contribué à libérer, avec ses convictions de Liberté, de Justice, de Paix pour que vive la FRANCE."

 
A cette cérémonie, la municipalité n'était pas officiellement représentée par un élu; malgré tout un adjoint était présent sans son écharpe et les amis de la famille ont évoqué cette période où tant de leurs proches ont succombé à la fureur des occupants, de la milice Pétainiste.