PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



GUEGUEN Désiré Louis
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 6 février 2021


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
Stacks Image 10


Renseignements à venir
Stacks Image 19
Stacks Image 24

Source : Histoire de rues CARHAIX par Dominique MESGOUEZ



Désiré Louis Guéguen, dit Piti
Désiré Louis Guéguen est né le 19 février 1902 rue Cazuguel à Carhaix.
On l'appelait Piti parce qu'il était le dernier né d'une famille de cinq enfants et que sa petite taille justifiait ce surnom. Tout le monde l'appelait ainsi, et pour certains il était «Monsieur Piti-.
Il quitte l'école à 12 ans après son certificat d'étude primaire et apprend très tôt le métier de tailleur. Il se marie en février 1924 avec une professeur de musique et de violon au collège de jeunes filles de Carhaix : Jeanne Marie Gourio. Le couple vit alors au second étage d'une habitation de la place d'Aiguillon où l'atelier est installé. Plus tard, ils ouvriront un magasin de vêtements quelques maisons plus loin, sur cette même place.
Militant actif du Parti Communiste Français (il adhère en 1935), Piti Guéguen est mobilisé en 1939.
Mais comme à 37 ans il est père de trois enfants, on l'affecte à la poudrerie du Moulin Blanc à Brest. En 1940 le Carhaisien échappe de peu à une première rafle. Il entre dans la résistance en 1941 et commence à héberger des agents de liaison.
Dormant la nuit dans la cuisine, un revolver et une grenade à la main, lui et ses compagnons repartaient le matin en laissant des tracts et journaux clandestins ... Il entre dans la clandestinité en avril 1943 et ne reviendra chez lui que trois fois et pour quelques heures seulement.
C'est au cours de sa troisième visite qu'il fut arrêté avec d'autres résistants (communistes pour la plupart), dont Marcel Massé son compagnon de lutte (l'arrestation s'est déroulée dans la salle du cinéma, rue Renan).
Groupés à l'école communale et transférés le jour même en camion vers Quimper, ces hommes pris dans toute la région gagnèrent ensuite Compiègne avant d'être envoyés en Allemagne.
Fin juillet 1943, Piti Guéguen, Marcel Massé et bien d'autres furent déportés au camp de Buchenwald où ils disparurent dans les chambres à gaz (septembre 1943).
La famille de Piti Guéguen n'apprit sa mort qu'au moment du retour des rescapés des camps d'extermination deux ans après l'arrestation (juin 1945).