PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



SIMONET Pierre
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 19 novembre 2020


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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Français libre, militaire et haut fonctionnaire français, compagnon de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance
Médaille coloniale
Compagnon de la Libération (1945)
Commandeur de la Légion d'honneur‎ (1996)
Grand officier de la Légion d'honneur‎ (2014)
Grand-croix de la Légion d'honneur‎ (2019)
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Source :
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pierre-simonet

Pierre Simonet est né le 27 octobre 1921 à Hanoi. Son père, polytechnicien, est ingénieur des Travaux publics en Indochine.

Après des études secondaires au lycée de Marseille puis au lycée Albert Sarraut à Hanoi, il entre en classe préparatoire de Mathématiques spéciales au lycée Montaigne à Bordeaux.

Trop jeune pour être mobilisé au moment de la déclaration de guerre, il entend, le 17 juin 1940, le discours radiodiffusé du maréchal Pétain annonçant qu'il va demander l'armistice. Révolté, Pierre Simonet, décide immédiatement de continuer la lutte en Angleterre.

Le 24 juin 1940, il parvient à embarquer sur le dernier cargo, le Baron Kinnaird, qui, en rade de Saint-Jean-de-Luz, rapatrie les troupes polonaises et les résidents britanniques.

Arrivé à Liverpool, il s'engage dans les Forces françaises libres (FFL) du général de Gaulle, le 1er juillet 1940. Il voudrait choisir l'aviation, mais cette arme ne recrute que des volontaires ayant déjà le brevet de pilote. Il est donc affecté, en raison de ses études mathématiques, dans l'artillerie FFL en cours de création au camp d'Aldershot.

Embarqué le 29 août 1940, il fait partie du Corps expéditionnaire qui a pour mission de rallier, à Dakar, l'Afrique occidentale française (AOF) à la France libre. Après l'échec de l'opération "Menace", Pierre Simonet stationne au Cameroun avec son unité jusqu'en janvier 1941.

Il prend part à la campagne de Syrie en juin-juillet 1941 à la suite de laquelle est officiellement créé, à Damas, le 1er Régiment d'Artillerie des FFL (1er RA). Affecté à la 2e batterie du 1er RA, nommé brigadier, il est chargé des transmissions et de l'observation.

Avec la 1ère Brigade française libre du général Koenig, il participe à la campagne de Libye de janvier à juin 1942. Au cours d¹une Jock Column dans le désert, le 16 mars 1942, pendant une forte attaque de chars ennemis, il assure jusqu'au bout sa mission et ne quitte sa position qu'après avoir replié son matériel et être allé rechercher son camion de munitions à un endroit particulièrement exposé.

Enfin, il combat à Bir-Hakeim, du 27 mai au 10 juin 1942, comme téléphoniste et observateur, et fait la preuve de son courage et de son sang-froid. Il reçoit ses deux premières citations.

Il participe ensuite à la bataille d'El Alamein en octobre 1942, puis aux combats de Takrouna en Tunisie en mai 1943. Admis à suivre les cours d'élève aspirant en Tunisie il est promu à ce grade à la fin de 1943.

Lors de la campagne d'Italie à partir d'avril 1944, Pierre Simonet est affecté au peloton d'observation aérienne du 1er RA au sein de la 1ère division française libre (1ère DFL) et sert en qualité d'observateur sur avion léger (pipercub). Toujours volontaire, il n'hésite pas, à maintes reprises, à s'aventurer profondément dans le dispositif ennemi pour obtenir les renseignements demandés. Son unité est engagée dans l'offensive du 8 mai 1944 qui brise les lignes Gustav et Hitler, libère Rome et poursuit l'ennemi jusqu'aux abords de Sienne. Il totalise en Italie, 43 missions de guerre.

Après le débarquement en Provence du 16 août 1944, il poursuit son action d'observateur en avion ; entre le 20 et le 25 août 1944, il remplit 13 missions de guerre dans la région d'Hyères et de Toulon. Le 21 août, au-dessus de La Farlède, et le 23 août au-dessus de La Valette, il n'hésite pas à survoler les lignes ennemies à basse altitude pour repérer les pièces antichars allemandes. Le 24 août, grâce à un réglage très précis, il arrête le tir d'une batterie ennemie située dans la presqu'île de Saint-Mandrier.

Après la Provence, c'est la remontée vers le nord, les combats de Belfort et ceux du sud de Strasbourg. Pendant la campagne d'Alsace, du 7 janvier au 2 février 1945, il rend les services les plus précieux, faisant démolir plusieurs chars et repérant deux batteries.

Nommé sous-lieutenant, toujours observateur en pipercub, il prend part en avril-mai 1945, à la dernière offensive de la 1ère DFL qui s'empare du massif de l'Authion, pénètre en Italie du Nord et libère Cuneo.

Dans les campagnes d'Italie et de France, le sous-lieutenant Simonet a effectué au total 137 missions de guerre en 250 heures de vol, et s'est vu décerner quatre citations.

Démobilisé, il entre à l'École nationale de la France d'Outre-mer (1946). Il sert comme administrateur de la FOM en Indochine (1947/1948). En 1949, il suit les cours de l'École d'Application de l'INSEE et obtient un certificat de l'Institut de Statistique de l'Université de Paris. Affecté au Cameroun (1950/1957), il termine sa carrière d'administrateur comme chef de Région du Ntem.

En 1958, Pierre Simonet entre dans la fonction publique internationale. Il accomplit avec la FAO (Organisation des Nations-unies pour l'Agriculture et l'Alimentation) une mission dans le bassin du Mékong. En 1959 et 1960, il est affecté par l'ONU en Iran comme conseiller en statistiques économiques.

De retour en France en 1960, Pierre Simonet obtient le diplôme du Centre d'Etude des Programmes économiques. Il rentre à l'Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) (1961-1963) puis au Fonds monétaire international comme économiste puis conseiller(1964-1980).

Il est membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis le 1er juin 1999.

Pierre Simonet est décédé le 5 novembre 2020 à Toulon. Il est inhumé à Montbrison-sur-Lez dans la Drôme.