Stacks Image 26315


🇫🇷PLESTIN-LES-GRÈVES

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 2 mai 2026

📍Résumé des évènements :

La commune est fortement touchée par la guerre : 48 habitants morts pour la France (soldats, marins, prisonniers, civils, etc.)

📍Date de la Commémoration : A VENIR

📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : https://www.plestinlesgreves.bzh/patrimoine/traces-2de-guerre-mondiale

📍Vidéos: https://www.cinematheque-bretagne.bzh/autour-des-films-un-debarquement-dans-les-cotes-d-armor-1219-95-0-0.html

📍Randonnée : https://www.bretagne-cotedegranitrose.com/mon-sejour/loisirs-et-decouvertes-sur-la-cote-de-granit-rose/circuits-de-balades-et-randonnees/balade-sur-le-site-du-grand-rocher-plestin-les-greves-fr-2720105/



Stacks Image 26377

Défilé des patriotes, le 8 août 1944, jour de la Libération de Plestin-les-Grèves.
(Collection de Cyrille L’Hénoret)


Source : Internet


Plestin-les-Grèves pendant la période 1939-1945

⚔️ 1. Les pertes humaines

La commune est fortement touchée par la guerre :
  • 48 habitants morts pour la France (soldats, marins, prisonniers, civils, etc.)

Parmi eux :
  • morts lors de la Bataille de France (1940)
  • marins disparus en mer (Dunkerque, Mers el-Kébir…)
  • prisonniers morts en Allemagne
  • victimes civiles ou mortes en déportation

👉 À cela s’ajoute la résistance locale, dont un monument porte 35 noms de résistants morts


🪖 2. L’occupation allemande

Comme toute la Bretagne, Plestin est occupée après 1940 :
  • mise en place du couvre-feu, réquisitions, restrictions (contexte régional)
  • présence militaire allemande dans la commune
  • exactions ponctuelles :
  • ➡️ Exemple marquant :
    • 27 juillet 1944 : un habitant, Isidore Tanguy, est tué par les Allemands
    • dans la nuit suivante, une partie de l’église est détruite à l’explosif

🔥 3. La Résistance locale

Plestin-les-Grèves est un foyer actif de résistance.

📌 Le maquis “War Zao”

  • groupe FTP (résistance communiste) actif dans la région mène des actions armées, dont : sabotage et attentats contre des lieux fréquentés par les Allemands (cafés)
  • 👉 En représailles, les Allemands bombardent des bâtiments, dont l’église.
  • 👉 voir : https://www.armnarmor.org/home

📌 Actions de solidarité

  • des habitants cachent et aident des aviateurs britanniques abattus mise en place de filières d’évasion vers la France libre


📌 Répression

arrestations, déportations :
  • plusieurs habitants envoyés à Ravensbrück ou Neuengamme
  • exécutions de résistants (fusillés ou tués au combat)

💣 4. Combats et événements de 1944

L’année 1944 est décisive :


🚢 5. La Libération (août 1944)

Plestin connaît un épisode original de la Libération :
  • 👉 11 août 1944 :
  • débarquement de péniches américaines (LST) sur la plage de Saint-Efflam
  • objectif : ravitailler en carburant l’armée du général Patton
  • opération facilitée par :
  • déminage préalable de la plage
  • soutien de la population et des résistants
  • 👉 Ces débarquements se poursuivent plusieurs jours

🧭 6. Particularités locales


🧾 En résumé

Entre 1939 et 1945, Plestin-les-Grèves a connu :

  • une occupation allemande dure
  • une résistance structurée et active (maquis War Zao)
  • des répressions et déportations
  • une libération liée à la logistique américaine (ravitaillement de Patton)

👉 C’est donc un exemple typique du Trégor : une région à la fois occupée, résistante et stratégiquement utile lors de la Libération.

Stacks Image 26346

Saint-Michel-en-Grève Débarquement

Débarquement de Saint-Michel-en -Grève 1944
Stacks Image 26393
Commémoration de 2020, Rémi DISSEZ
Stacks Image 26399
Les 10 et 11 août 2019
Stacks Image 26405
La Stèle
Stacks Image 26411
Stacks Image 26416

Des femmes de Saint-Michel-en-Grève rencontrent
un soldat de la Navy américaine

Source : https://www.ouest-france.fr/d-day/histoire-du-debarquement/bretagne-qui-se-souvient-du-debarquement-allie-du-11-aout-1944-a-saint-michel-en-greve-693e9116-54a7-11ef-b8e0-a2b66d68a8da

Bretagne. Qui se souvient du débarquement allié du 11 août 1944 à Saint-Michel-en-Grève ?
Le 11 août 1944, les Alliés débarquent en Bretagne, à Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d’Armor). Objectif : établir un poste de ravitaillement pour les troupes du général Patton lancées vers Brest (Finistère). Que reste-t-il de cet épisode méconnu de la libération de la Bretagne ? Une stèle, inaugurée face à la baie lors de la grandiose commémoration de 2019, et de fragiles souvenirs. Récit.
Début août 1944. La Normandie n’est pas encore totalement libérée. Mais le fougueux général américain George Patton enfonce déjà les portes de la Bretagne et lance ses colonnes blindées en direction de Brest, toujours aux mains des Allemands.



Début août 1944. La Normandie n’est pas encore totalement libérée. Mais le fougueux général américain George Patton enfonce déjà les portes de la Bretagne et lance ses colonnes blindées en direction de Brest, toujours aux mains des Allemands.




La percée semble inarrêtable. Et pourtant, les bataillons de cette « Task Force », en manque de matériels et surtout de carburant, doivent arrêter net leur progression près de Guingamp.

À quarante kilomètres de là, plein nord, s’étend une vaste baie, de Beg ar Vorn à Beg Douar : c’est là, à Saint-Michel-en-Grève, que va s’organiser le ravitaillement des troupes américaines.

Une base arrière stratégique
Le 10 août 1944, le général Patton donne l’ordre d’attaquer Saint-Michel et de prendre position autour de la grève. La Résistance trégorroise, appelée à l’insurrection par la France libre, prépare le terrain : les pieux, châssis et champs de mines positionnés sur la plage par le maréchal Erwin Rommel, l’architecte du mur de l’Atlantique, sont cartographiés puis démantelés.

Le jour suivant marque le début de l’opération « Author I » : vers 14 h, trois bâtiments de débarquement, escortés par des destroyers britanniques et la frégate française La Découverte, accostent dans la baie.

Lire aussi : RÉCIT. Les histoires méconnues de la Libération de la Bretagne
La population micheloise est aux premières loges de ce théâtre militaire : elle rencontre les Marines, assiste à l’installation des camps au Grand Rocher et dans la vallée de Kerdu. De jour comme de nuit, des camions affluent pour charger le carburant, les vivres et les munitions acheminés dans la Lieue de Grève. Jusqu’à la fin du mois de septembre, 81 opérations de débarquement permettent à 60 000 tonnes de matériels de transiter par Saint-Michel.

Alimentées par l’arrière-garde costarmoricaine, les unités du général Patton reprennent leur marche en avant. Brest, où sont toujours retranchés 50 000 Allemands, est prise d’assaut. Après un mois d’intenses combats, 80 % de la ville est détruite.

« Lutter contre l’oubli »
Aussi stratégique fût-il, le débarquement sur les côtes du Trégor n’est pas resté dans les mémoires. « On s’est surtout souvenus des épisodes de combats, de ceux lors desquels il y a eu des morts. À Saint-Michel-en-Grève en août 1944, personne n’est décédé », rappelle Rémi Dissez.
Le sexagénaire, qui a
« vécu toute son enfance à Saint-Michel » et baigné dans les récits de guerre (ceux de ses grands-parents, entre autres,  qui avaient caché chez eux, à Plufur, deux frères pourchassés par les Allemands), s’est très tôt démené pour « lutter contre l’oubli ». Avec l’association Mémoire locale, dès le début des années 2000, il collecte, aux côtés d’Yvon Ollivier, une myriade d’informations sur le débarquement du 11 août 1944.

En 2017 émerge l’idée d’organiser une « grande fête » commémorative à Saint-Michel-en-Grève. Fort de ses connaissances historiques et désormais élu au conseil municipal, Rémi Dissez parvient, sous l’impulsion de la sous-préfecture, à rassembler neuf communes autour de la table.

À la présidence de l’association Author II, nouvellement créée, il épluche les rares traces écrites, fouille dans les documentaires, et couche sur papier les souvenirs d’une trentaine de témoins de l’arrivée des Américains en 1944. Les 10 et 11 août 2019, pour le 75e anniversaire du débarquement, près de 15 000 personnes participent aux festivités sur la plage de Saint-Michel.
Un lieu de mémoire
Aujourd’hui, l’association Author II n’existe plus. Le reliquat des comptes a été reversé à la mairie et aux Anciens combattants (Anacr) de Plestin-les-Grèves, où se concentre cette année l’essentiel des commémorations.

Lire aussi : RÉCIT. Résistance : l’incroyable histoire de Jeanne Bohec, la plastiqueuse à bicyclette

À Saint-Michel-en-Grève, aucune célébration n’aura lieu cette année. « Il n’y avait pas de nouvelles personnes à honorer ou de nouveaux épisodes à relater, justifie Rémi Dissez. Cela aurait plus eu un intérêt festif que commémoratif. »


Alors comment, 80 ans plus tard, se remémorer le débarquement du 11 août 1944 ? Le long de la grève, aucun vestige, aucune trace du grand mais éphémère raout de 2019. À peu près rien. Ou presque.

À quelques pas de l’hôtel de la Plage,
une discrète mais intacte stèle trône sur la promenade. Un lieu de mémoire qu’avait promis Rémi Dissez à Georges Daniel, ancien maire et jeune résistant en 1944, « pour rappeler aux enfants et petits-enfants que Saint-Michel-en-Grève a servi à libérer la Bretagne ». Quelques lignes absentes des livres d’histoire, mais bel et bien là, gravées dans celle de la commune.