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POULLAOUEN
(En construction)

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 8 janvier 2026


Source :
https://wikimonde.com/article/Poullaouen?utm_source.com

La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Poullaouen porte les noms de 22 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles deux (François Picard et Émile Le Raer) sont des marins disparus en mer ; Pierre Saliou, Frère des Écoles chrétiennes, est mort de ses blessures à Zuydcoote le 3 juin 1940 lors de la Débâcle ; Yves Le Guern est mort à Leipzig (Allemagne), le 26 septembre 1940 (il y était probablement prisonnier de guerre) ; François Boulch est mort en Allemagne le 25 février 1945[75].

Le 5 janvier 1944, un bombardier de la 8th Air Force de l'USAAF portant le nom SLO TIME SALLY s'écrase au lieu-dit Lagoden. Cette tragédie coûta la vie au Sgt Arlie Leroy Thompson, jeune aviateur. Il est inhumé au cimetière américain de Colleville-sur-mer en Normandie.

Le 30 avril 1944 à Poullaouen Claude Le Morvan fut tué de deux coups de feu tirés par une sentinelle allemande
[79].

Alice Péron,
franc-tireur partisan de la compagnie Barbusse, témoigne des combats à Poullaouen pendant l'été 1944 : « Alors que nous évacuons Poullaouen, où notre groupe s'est battu contre l'occupant, Mathurine et moi trouvons deux camarades blessés, couchés au bord de la route : Le Roy et Denis. Les Allemands sont tout proches, il faut agir vite. Nous n'avons pas assez de force pour les porter, mais les chargeons dans des brouettes et faisons des garrots avec du linge qui séchait dans un jardin. Des habitants nous insultent : « Dégagez, vous allez nous faire tuer ! » Dans sa brouette, mon blessé saigne, se tord de douleur et me broie les mains en s'accrochant durant les quatre kilomètres que je parcours avant de trouver secours auprès du maquis »[80].

Poullaouen a été, le 5 août 1944, la première commune du
Finistère libérée par l'armée américaine (par la 6e division blindée américaine commandée par le général Grow)[81]. Deux soldats américains périssent lors de ces combats (le 1re classe John D.Gemmill et le Lieutenant Philippe E. Higinbothan)[82], ainsi que François Dupont, Émile Kermanach, Joséphine Léran et Pierre Pors, victimes civiles tuées par faits de guerre le 4 août 1944 au bourg de Poullaouen.

François Fouquat, né le 17 juillet 1922 à Poullaouen, voilier-gréeur à l'
arsenal de Brest, part d'Ouessant pour l'Angleterre dès le 20 juin 1940. Après avoir suivi une instruction militaire en Angleterre, il est affecté comme sergent à Brazzaville en mai 1941. Affecté ensuite à la colonne Leclerc, il participe aux combats du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie. Le 1er juin 1943, il est affecté au quartier général de De Gaulle. Le 21 décembre 1943, il est parachuté dans l'Ain et participe à des actions de sabotage, notamment en région parisienne. En juin 1944, il rejoint le maquis du Morvan, où il participe notamment aux combats de Lormes.
Le 15 juin 1944, il est blessé lors d'un combat et est achevé par les Allemands. Il est promu à titre posthume
lieutenant, Compagnon de la Libération, chevalier de la Légion d'honneur et est titulaire de plusieurs autres décorations. Il est inhumé au cimetière de Lambézellec[83]

L'après-guerre
Cinq soldats originaires de Poullaouen (Pierre Huiban, Jean Le Gars, Marcel Le Poupon, Mathieu Sker, Arsène Urvoaz) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[75].


Personnalités liées à la commune
  • Alice MILLITON née Péron Compagnie «Barbusse» Poullaouen (voir ci dessous).
  • François Le Jeune est né à Poullaouen en 1892, dans une famille nombreuse. Incorporé en 1913, il fera la guerre 1914-1918 comme brancardier à Verdun puis agent de liaison. Libéré en 1919, il s'engage dans la gendarmerie nationale en 1922. Affecté dans le Finistère, d'abord à Daoulas puis à Pont-l'Abbé, François Le Jeune devient commandant de la brigade de Morlaix en 1941. Patriote, il soutient les réfractaires au STO puis apporte son aide aux actions de résistance qui se multiplient. Muté à Perros-Guirec en avril 1944, il est déporté au camp de Neuengamme le 4 juin 1944. Il y décédera en 1945. Titulaire de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, le résistant est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
  • François Fouquat, né à Poullaouën le 13 juillet 1922 et mort au combat le 15 juin 1944, a été un brillant résistant, reconnu par le général de Gaulle comme Compagnon de la Libération (décret du 19 octobre 1945). Lieutenant à titre posthume, il était chevalier de la Légion d'honneur, médaillé militaire, et croix de guerre 1939/1945. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/francois-fouquat











Source :


•BATAILLON F.T.P. «LE ROY SKER»

Compagnies

«Barbusse» - «Docteur Jacq» - «Volant»

«Kléber»

(Chef : PERON Hervé)



La Compagnie «Barbusse» (Poullaouen)

(Chef : Joseph RIVOAL - Responsable : E PERON)

1. - ORIGINE :


Un «triangle» de jeunes F.T.P. à Carhaix (E.P., J.H.Rts) en contact avec Jean PRIOL et l'Etat-Major Front National du Finistère. L'un d'eux, Emile PERON, fonde la Compagnie vers le 15 mai, au maquis de Restamenach en Poullaouen, avec quelques armes récupérées, ralliant une dizaine de camarades. Ancien marin, il s'était lié d'amitié à «P.L.M.» (Pierre-Louis MENGUY), qui, torturé et tué, a donné son nom à une Compagnie du Bataillon «Guy Moquet» des C.-d.-N (Compagnie de «Plévin-Tréogan»).

2. - RECRUTEMENT :

Des jeunes hommes du secteur de Poullaouen Locmaria-Berrien - Huelgoat; des réfugiés brestois, un groupe de Carhaisiens, et 5 jeunes filles, agents de liaison, qui prendront part à divers engagements et aux opérations de la Presqu'île de Crozon (ravitaillement de la Compagnie en ligne, et participation au combat).

3. - ACTIONS :


  • 23 juillet 1944 : un premier parachutage permet d'armer 60 hommes, les effectifs sont complétés. Cantonnement à Lémézec au lieudit Parcellou.
  • 4 août : deuxième parachutage.
  • 5 août : l'équipe assurant la protection est surprise par des Allemands vêtus de kaki : 2 Résistants blessés qui peuvent s'échapper.
  • 28-29 juillet : l'état d'alerte est proclamé. Emile, le responsable de la Compagnie, en mission au P.C. de transtere à Sizun puis relâché, faute de preuves, et il est arrêté à Plonévez-du-Faou; le 26, cause de la panique qui s'empare des Allemands; ces derniers exécutent une partie de leurs prisonniers.
  • Le 30 juillet, à 1 heure : un convoi d'Allemands et de miliciens est signalé, et attaqué par la Compagnie «Tunisie».
  • Nuit du 30 au 31 juillet, à 11 h 30, la Compagnie «Barbusse» cantonne au Château de Tymeur, et 2 jours après, au bois de Liorzou à 5 km au Nord de Poullaouen échappant ainsi à l'encerclement du château par centaines d'Allemands.
  • Le 2 août : engagement au Guilly : un adjudant allemand est tué.
  • Le 4 août: un convoi allemand de renfort vers Carhaix est accroché pendant 1 heure, par un groupe de 4 hommes : 2 sont blessés (dont LE ROY, qui sera ramené au maquis (à 4 km de là) dans une brouette par 2 jeunes filles de la Compagnie; il mourra à l'hôpital de Carhaix) ; un combattant devra la vie à son sang-froid et à sa détermination.

Les Allemands ont perdu plusieurs hommes.

  • Le 5 août : à Restamézec-Kerbizien, plus d'une centaine d'Allemands, bien armés, se sont repliés vers 15 h 30 (à cause de l'arivée des forces blindées américaines) ; ils sont attaqués à 17 heures par un groupe de la Compagnie «Le Baut» d'André LANE (Bataillon «Bir-Hakeim»), une section du mouvement «Libéra-tion» de Poullaouen, et une section de la «Barbusse» (qui perd Yves SKER).
  • Les Allemands se retirent vers Tymeur:
  • Du 5 au 26 : la Compagnie mène des patrouilles de nettoyage dans tout le secteur.
  • Une patrouille «automobile» pénètre dans Carhaix dont les habitants ont été évacués vers Plévin.
  • 26 août : cantonnement à Pleyben.
  • 27 août : cantonnement à Saint-Vénec en Landrévarzec.
  • Le 14 septembre : la «Barbusse» relève la Compagnie «Kléber» sous les tirs de mortiers, à Hirgars près de Tal-ar-Groas, coopérant avec les chars U.S.

De nombreuses patrouilles dans le «no mans' land» essuient les tirs allemands de mortiers, de mitrailleuses.

  • Le 17 septembre : la dernière patrouille composée des cadres du Bataillon «Volant» et du responsable de la liaison de «Barbusse», partie à 5 heures du matin arrive à quelques mètres de la base du Poulmic et prend, contact avec un poste avancé américain. Après accord, la décision est prise de lancer l'assaut et de faire appel à la Compagnie «Barbusse» qui devra nettoyer tout le secteur côtier truffé de champs de mines, à l'aile droite du dispositif américain, la liaison devant être assurée coûte que coûte.

La Compagnie «Docteur Jacq», du Huelgoat, progressera en 2º échelon, complétant le nettoyage.

  • 11 h 15 : la «Barbusse» et les Américains pénètrent dans la base jusqu'alors pilonnée par l'artillerie U.S. très dense dans le secteur.

La «Barbusse» progesse en file indienne, à cause des mines et des pièges, Joseph RIVOAL, Chef de la Compagnie, et Raymonde en tête.


  • 12 h 30 : combats et libération de Lanvéoc; la colonne américaine est bloquée sur la route par des tireurs allemands qui blessent 5 soldats ; la Compagnie «Barbusse» met fin à cet arrêt dans un mouvement enveloppant qui annihile les forces ennemies (nombreux Allemands hors de combats ou prisonniers) ; elle perd un de ses combattants ; elle progresse vers Le Fret passant outre aux ordres donnés par les Américains (au Fret ville-sanitaire, de nombreux Allemands deviennent soudainement porteur de l'emblème de la Croix-Rouge).
  • Le 18 septembre : avec l'aide de Résistants de Lanvéoc, la liaison est rétablie avec la Compagnie (la traversée du Fret s'est faite sans combat, cf. ci-des-sus) ; la Compagnie progresse vers l'Ile Longue où un élément avancé (2 hommes et une jeune fille) prend contact avec une ou deux centaines d'Allemands, puissamment armés qui, pour se rendre, attendent la venue des Américains !

De nombreux prisonnier allemands ont été remis aux forces U.S. La Compagnie a libéré un camp de soldats alliés et de F.F.I. captifs des Allemands (cf. le raid sur Brasparts du 16 août).

Elle a reçu les félicitations du Commandement américain.


Elle est alors relevée par la Compagnie «Volant» (Bataillon bigouden de «Kerveillant»), qui poursuivra l'offensive vers St-Fiacre, le fort de Quélern, Roscanvel et la Pointe des Espagnols où, le 19, Ramcke s'est rendu aux Américains.

Rapport de la Compagnie «Barbusse», d'août et de septembre 1944, et Témoignages.








Alice MILLITON née Péron Compagnie «Barbusse» (Poullaouen)



Qui était Alice Péron
Résistante locale dans le Finistère
Alice Péron, parfois mentionnée avec sa sœur Marcelle Péron, est connue pour son rôle au sein de la compagnie Barbusse, une unité du mouvement FTP (Francs-tireurs et partisans) active dans le centre du Finistère (secteurs Huelgoat, Berrien, Locmaria, Poullaouen, Carhaix).
PÔLE JEAN MOULIN
  • Elle est mentionnée comme sœur de Emile Péron, un des fondateurs de la compagnie Barbusse. PÔLE JEAN MOULIN
  • Alice et sa sœur ont contribué au soutien et à l’organisation du réseau clandestin dans ce secteur. PÔLE JEAN MOULIN

Action notable pendant la guerre
Soutien direct sur le terrain Lors des combats autour de Poullaouen (fin de l’été 1944), Alice Péron (16 ans à l’époque) a participé, avec Mathurine Le Long, au transport de résistants blessés (Le Roy et Denis) vers le maquis en brouette, un acte de bravoure souvent cité dans les récits locaux de la Résistance bretonne. PÔLE JEAN MOULIN
Ce témoignage montre qu’elle n’était pas seulement affiliée à la compagnie, mais qu’elle a agi concrètement sur le terrain, dans des conditions difficiles et dangereuses, contribuant ainsi aux opérations de soutien aux résistants en pleine action.
PÔLE JEAN MOULIN

Sources et archives
Il existe un fonds d’archives « Famille Péron » à Poullaouen conservé par le Pôle Jean Moulin (centre de mémoire du Finistère), indiquant que des documents (probablement papiers d’époque, photographies, correspondances, etc.) ont été rassemblés pour préserver l’histoire locale de cette famille et de son rôle dans la Résistance. PÔLE JEAN MOULIN
Ce que l’on ne sait pas encore précisément
Date exacte de naissance et de décès de Alice Péron dans les sources historiques consultées n’est pas donnée directement dans ces archives en ligne accessibles publiquement (on trouve parfois seulement des mentions d’hommage ou d’avis récents pour un nom similaire, mais sans confirmation qu’il s’agit de la même personne) : par exemple il existe un avis de décès pour une Alice Peron (98 ans) en Côtes-d’Armor, mais ce n’est pas confirmé comme étant la résistante de Poullaouen. Dans Nos Cœurs
La correspondance complète avec « Alice Milliton née Péron » n’apparaît pas dans les documents historiques consultés : les archives consultées parlent surtout de Alice Péron et Marcelle Péron sans mention explicite de Millitoncomme nom d’usage. Cela pourrait être un nom d’épouse ou un second nom familial (à vérifier).

Pour aller plus loin
Si vous souhaitez approfondir cette recherche, voici des pistes utiles :
Archives départementales du Finistère (mise en ligne des registres d’état civil et de la Résistance) — souvent avec des dossiers homologués FFI/FTP. Pôle Jean Moulin – Fonds Famille Péron de Poullaouen — demande possible par courriel ou visite pour consulter documents originaux. PÔLE JEAN MOULIN Dossiers personnels de résistants (GR 16P) — archives du Service historique de la Défense (Vincennes) avec possibilité d’accéder aux dossiers administratifs individuels. museedelaresistanceenligne.org









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