
LATOUR Phyllis
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 30 août 2025
Source : Internet
Phyllis "Pippa" Latour (1921-2023) était une agente spéciale britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est née en Afrique du Sud d’un père français et d’une mère britannique.
👉 Elle s’est engagée en 1941 dans la Women’s Auxiliary Air Force, puis a été recrutée par le Special Operations Executive (SOE), l’organisation britannique qui soutenait la Résistance en Europe occupée.
👉 En 1944, sous le nom de code “Geneviève”, elle fut parachutée en Normandie peu avant le Débarquement. Son rôle consistait à recueillir et transmettre des renseignements sur les positions et mouvements des troupes allemandes. Pour cacher ses messages chiffrés, elle utilisait un ingénieux système : elle les dissimulait dans des motifs de tricot.
👉 Elle a transmis des dizaines de rapports cruciaux aux Alliés, contribuant à la réussite des opérations militaires après le 6 juin 1944.
Après la guerre, elle a mené une vie discrète, s’installant en Nouvelle-Zélande. Elle n’a parlé publiquement de ses missions que très tard, vers les années 2000. En 2014, elle a été décorée de la Légion d’honneur par la France pour ses services.
Elle est décédée en 2023, à l’âge de 102 ans, dernière survivante féminine du SOE en France.
Biographie de Phyllis "Pippa" Latour (1921-2023)
Jeunesse
8 avril 1921 : naissance en Afrique du Sud, d’un père français et d’une mère britannique.
Elle grandit entre l’Afrique et l’Europe. Orpheline jeune, elle est envoyée en école en Grande-Bretagne.
Engagement militaire
1941 : s’engage dans la Women’s Auxiliary Air Force (WAAF).
Recrutée ensuite par le Special Operations Executive (SOE), section F, créée par Churchill pour soutenir la Résistance française.
Formation très exigeante : parachutisme, transmissions radio, cryptographie, survie en territoire ennemi.
Mission en France
1er mai 1944 : parachutée en Normandie sous le nom de code Geneviève.
Couverte comme jeune étudiante vendeuse de bicyclette.
Son rôle : collecter et transmettre les informations sur les troupes allemandes en vue du Débarquement.
Méthode ingénieuse : ses messages chiffrés étaient dissimulés dans des patrons de tricot pour ne pas attirer l’attention en cas de fouille.
Elle envoie des dizaines de rapports essentiels sur les mouvements ennemis, souvent depuis des fermes isolées avec un poste radio clandestin.
A échappé plusieurs fois à l’arrestation par la Gestapo.
Après-guerre
Démobilisée en 1945, elle reprend une vie civile.
Elle épouse un médecin français, puis part s’installer en Nouvelle-Zélande, où elle élève quatre enfants.
Elle reste très discrète sur son passé pendant des décennies.
Reconnaissance
2000s : commence à témoigner publiquement.
2014 : reçoit la Légion d’honneur française.
Elle est reconnue comme l’une des dernières survivantes du SOE section F.
Fin de vie
2021 : elle fête ses 100 ans en Nouvelle-Zélande.
7 novembre 2023 : elle s’éteint à l’âge de 102 ans, dernière femme agent du SOE en France encore en vie.
👉 Son courage et son inventivité ont contribué au succès du Débarquement de Normandie et à la libération de la France.