🇫🇷BRIEC
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 13 février 2026
Liens utiles :
Le monument aux morts de Briec[73] porte les noms de 27 briécois morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux Alain Jaouen, décédé le 8 novembre 1942, quartier-maître à bord de l' Oréade, sous-marin français coulé dans le port de Casablanca (Maroc) par la flotte américaine dans le cadre de l'opération Torch et René Feunteun, décédé le 2 novembre 1939 à Dakar (Sénégal) alors qu'il se trouvait à bord du croiseur Strasbourg. François Cornec, qui avait rejoint les Forces françaises libres en 1941, est mort à Crémone (Italie) le 11 juillet 1944 à la suite d'un accident d'avion alors qu'il se trouvait à bord d'un bombardier Martin B-26 Marauder. Quatre autres soldats briécois sont morts en captivité en Allemagne (Jean Caugant, François Le Nouy, Joseph Le Nouy, Hervé Omeli, ce dernier noyé alors qu'il tentait de s'échapper d'un stalag). Huit sont morts pendant la Campagne de France au printemps 1940 (Albert Bernard, Pierre Hemidy, Jean Jezequel, Jean Kerherné, Pierre Le Gars, Louis Nicolas, Alain Pennec, Yves Bourveau, ce dernier décédé en Belgique dans la province de Namur).
📍Date de la Commémoration : : A venir
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : : A venir
📍Randonnée : : A venir
LA COMPAGNIE DE BRIEC
1) ORIGINE :
Décembre 1942, sur contacts avec Quimper (BERTHELOT, de Landudal, et GUYADER de Briec).
Début 1943 : organisation - recrutement - recherche d'armes - étude des mouvements allemands.
Le S.T.O. conduit de nombreux jeunes à entrer dans la Résistance.
15 septembre 1943 : la Compagnie de Briec (chef : LE GARS) est formée; les effectifs ne cessent de s'accroître surtout à partir du début de l'année 1944. D'où un triple problème à résoudre : celui de la nourriture, de l'argent et des armes.
Briec accueille le Groupe franc «Marceau» formé de jeunes quimpérois.
2) DEBUT JUIN 1944 :
Le Chef de la Compagnie entre en relation avec la mission alliée «Knox-Lebel»* parachutée une première entreprise permet d'obtenir 4 F.M. et de quoi armer 50 hommes, auprès de «Lagardère» (Yves LE GALL), dans le bois de Laz-Trégourez ;
un parachutage a lieu le 1ª août au Lochou en Edern.
*(Knox-Lebel=voir Ami entends-tu.88)
3) LES COMBATS:
Le P.C. est installé à Langolen.
Le 4 août 1944 : une section venue de Quimper, à la tombée de la nuit, sur l'ordre de BERTHAUD, accroche les Allemands à la sortie Nord de la ville.
Le 5 août : une section harcèle un convoi de 10 camions ennemis à Gourvily; elle perd 4 hommes Les Allemands ont des pertes; ils incendient une maison et en tuent les occupants.
Le 6 août : installation de la Compagnie au Nord-Ouest de Quimper (P.C. : Moulin de St-Denis).
Le 7 août : ordre est donné de bloquer la sortie Nord (dispositif en place à Tréqueffélec, Kermahonnet, Gourvily, Loch et Chapelle de Cuzon).
Le 8 août : c'est l'attaque contre un convoi allemand fort d'une dizaine de camions, avec l'aide de 2 sections de la Compagnie «Nicolas» de Quimper.
Les Allemands, perdant des hommes et du matériel, se replient vers Kerfeunteun et Crozon.
La Compagnie déplore la mort de 7 hommes; 5 hommes sont blessés (total des pertes en 3 jours : 12 tués - 10 blessés).
Quimper est libérée par les seules Forces Françaises. BERTHAUD installe le Préfet de la libération : M. LECOMTE.
Du 14 au 25 août: le Bataillon fait mouvement vers la Presqu'ile de Crozon et s'arrête sur une ligne Ploeven-Plomodiern et la mer.
La Compagnie revient à Quimper le 26, combat de Lesven, Cap-Sizun. Elle est dirigée aussitôt sur Pont-Croix «menacée par les Allemands qui harcèlent les maquisards de cette ville et ceux de Douarnenez.»
A 16 h 15 elle passe à l'attaque des positions ennemies vers Kervigoudou, et subit le feu d'armes automatiques et de canons de 25 mm.
L'assaut est donné, et l'ennemi se rend (228 prisonniers).
A partir du 21 août : retour à Quimper:
- Du 1er au 15 septembre : 1 section combat à Telgruc.
- Du 11 au 21 septembre : le Bataillon (et la Compagnie de Briec) se bat à Audierne; le 21, Lezongar se rend. C'était le dernier bastion ennemi dans le département.
D'après rapport de LE GARS,
et un texte de BERTHAUD (du 9-8-1964).
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Briec
BRIEC sous l'occupation allemande
L'occupation allemande
📍Le 27 juin 1944 au matin, des Allemands attaquent par surprise un groupe de résistants quimpérois cachés dans la grange d'une petite ferme à Guellen, faisant 5 morts (Marcel Pezennec, Hervé Gestin, Jacques Maillet, Hervé Julien, Alain Le Bras), les autres résistants parvenant à s'enfuir ; en représailles les Allemands incendient la ferme de Guellen[81].
La compagnie FFI de Briec et la libération de Quimper
Monument commémoratif des morts lors des combats de la "Compagnie de Briec" le 8 août 1944 lors de libération de Quimper
📍Le 7 août 1944, la Compagnie FFI de Briec, ou 6e compagnie FFI, issue du mouvement Vengeance, dirigée par Pierre Le Gars, qui dispose de 260 hommes, après avoir reçu le 3 août 1944 des armes par parachutage près du hameau de Stang Vras en Langolen : le lieutenant-colonel Roger Bourrières, dit "Berthaud", chef militaire départemental FFI[82], en accord avec ses adjoints, décide alors de libérer Quimper ; le 4 août 1944 une colonne formée par la 5e compagnie FFI pénètre vers 19 heures dans Quimper par le quartier de l'Eau Blanche et défile dans les rues du centre-ville abondamment pavoisées ; après un accrochage avec un blindé allemand, la 5e compagnie FFI se réfugie pour la nuit sur le mont Frugy et à Creac'h Maria et les Allemands reprennent le contrôle de la ville.
📍Les 5, 6 et 7 août 1944, les 5e, 6e et 7e compagnies FFI encerclent partiellement Quimper[83]. La 6e compagnie FFI se positionne à la sortie nord de la ville de Quimper autour des lieux-dits Tréqueffelec, Kermahonnet, au Loch et à Gourvily. Le 5 août 1944, un accrochage se produit à Gourvily[84] entre une colonne allemande de voitures et la compagnie de Briec provoquant la mort de quatre résistants : Michel Capitaine[85], Corentin Guyader[86], François Le Goff[87] et Yves Le Scao[88] (un autre avait déjà été tué la veille, le 4 août 1944 : Henri Lennez[89]). En représailles, les Allemands mettent le feu à une ferme de Gourvily et tuent cinq membres de la famille Le Jeune[90].
📍Le 8 août 1944, une patrouille de reconnaissance, menée par le lieutenant Jean Kernaléguen, second du commandant Le Gars, se dirige vers la ville et rencontre place de Brest un convoi de camions allemands : Jean Kernaléguen[91] est tué et ses deux camarades sont pris en otage. Ce convoi allemand, fort d'une douzaine de camions et d'environ 250 hommes, se dirigeant vers Brest, est attaqué à Tréqueffelec par les résistants vers 12 h 15 ; les combats font rage ; les résistants reçoivent vers 14 heures le renfort de la 5e compagnie FFI, dirigée par Gabriel Nicolas. Les Allemands cessent la bataille vers 18 heures, abandonnant sur place morts (une cinquantaine d'entre eux auraient péri), blessés et camions incendiés pour aller se réfugier dans la Presqu'île de Crozon. Les résistants comptent dans leurs rangs sept morts (Ernest Delettre[92], Corentin Guéguen[93], Corentin Quiniou[94], Pierre Tarridec[95], tous les quatre d'Edern, François Jacq[96], Théophile Pichot[97], tous deux de Briec, auxquels il faut ajouter Jean Kernaléguen cité précédemment) et cinq blessés ; la ville de Quimper est libérée à la suite de cette bataille de Tréqueffelec[98].
📍Corentin Stéphan[99], agent de liaison motocycliste dans la Résistance, est tué le 28 août 1944 à Saint-Thois ; il a reçu post mortem la Croix de guerre 1939-1945 avec médaille de bronze. Un autre résistant, Laurent Hemery[100], est tué le 10 septembre 1944 à Briec. Parmi les résistants qui ont survécu, on peut citer Jean Mével[101], dont la citation lors de l'attribution de la croix de guerre avec étoile d'argent dit : « Résistant de la première heure. A organisé comme chef de compagnie de nombreux sabotages. A participé à l'attaque de la prison de Saint-Charles. (...) »[102].
Les déportés de Briec
Yves Le Cœur[103] est décédé au camp de concentration du Stutthof le 8 mai 1945.
L'après-Seconde-Guerre-mondiale
Trois Briécois (Hervé Gougay[104], François Houdeye[105] et François Le Borgne[106]) sont morts pendant la guerre d'Indochine et un pendant la guerre d'Algérie (Jean Le Grand[107])[73].
Les abattoirs de l'UNACO (Union des aviculteurs de Cornouaille) ouvrent en juin 1962 sur le site de Rosculec ; 20 000 poulets étaient abattus quotidiennement. Cette entreprise a salarié jusqu'à 600 personnes au début de la décennie 1970, avant d'être reprise par le groupe Doux et de finalement fermer en 2002[108].
La nouvelle mairie de Briec est inaugurée en juillet 1975 par le maire, Pierre Stéphan, et par Alain Poher, alors président du Sénat[109].
En 1976 Briec comptait 234 exploitations agricoles (leur superficie moyenne était de 17 ha) ; en 2019 elles ne sont plus que 80 et en 2025 60, mais sont de plus grande taille.
