🇫🇷BANNALEC
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 15 février 2026
1940 : Après la défaite française, Bannalec est occupée par l’armée allemande comme le reste du Finistère. La vie quotidienne est marquée par les réquisitions, les restrictions et le contrôle militaire.
1941–1944 : Des habitants sont soumis au STO (Service du travail obligatoire). Une résistance locale discrète existe (soutiens, renseignements, passages), souvent en lien avec les réseaux du sud Finistère.
1944 : À l’approche de la Libération de la Bretagne après le Débarquement, la région connaît des tensions et actions de résistance accrues. Bannalec est libérée durant l’été 1944, sans combats majeurs dans le bourg même.
📍Date de la Commémoration : Bannalec a été libérée le lundi 7 août 1944
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale :
📍Randonnée :
RESISTANCE ET LIBERATION LOCALE
BANNALEC
📍 1942 : Formation d'un noyau de Résistance isolé avec A. FURIC, L. LAVAT, H. BALEM…
Début 1943 : Prise de contact avec le Front National (Pierre OUADEC, Daniel TRELLU).
Louis LAVAT sera responsable de l’armée secrète; A. FURIC : propagande et recrutement.
Organisation d'un groupe d'action immédiate qui, mené par Pierre OUADEC, tente d'incendier des wagons de munitions en gare de Bannalec dans la nuit du 10 au 11 novembre 1943. Riposte violente ennemie, un des nôtres blessé prisonnier; des arrestations et dispersion du groupe. Contact rompu avec le Front National.
Le 31 décembre 1943 : Forteresse volante abattue. Des américains récupérés,
Pont-Aven (Abbés TANGUY, arrêtés et morts en déportation) et vers l'Angleterre via Gourin.
Contact pris avec «Libé-Nord»(Capitaine PEZENNEC, Y. BISQUAY, Capitaine LOYER, responsable d'arrondissement de Quimperlé, Capitaine BRU-NERIE, Lieutenant de gendarmerie JAMET).
Formation peu à peu d'une Compagnie F.F.I. : Capitaine : L. LAVAT; adj. Capitaine : LE DERVOUET; Chefs de section : Guy PEREZ (Bannalec); Roger FAVENNEC (Saint-Thurien); Jean CAPITAINE (Le Trévoux). Outre les actions obscures des uns et des autres, des actions plus spectaculaires se produisent surtout après le Débarquement (sabotages divers). L'initiation au maniement des armes se fait au Maquis de Cascadec. L'armement de la Compagnie est assuré par un parachutage en Scaër (transport par Jean LE ROUX et Jean CAPITAINE). Le Maquis de «La Roche» se forme. Dès l'ordre d'insurrection générale, ont lieu des opérations vers la nationale 165 et la voie ferrée en liaison avec Quimperlé. Les barrages des routes par abattages d'arbres assurés par les équipes : PERON-SINQUIN. Les 5 et 6 août, des convois allemands sont interceptés. Vifs combats à Créis-Obet (nationale 165) avec un renfort de Scaër. Des camions ennemis sont détruits. Les Allemands incendient quelques maisons et abattent trois civils.
Le 7 août une «Draisine» allemande, puissamment armée, arrive en gare de Bannalec. Un groupe important, bien armé (emmené par le Capit. LE DERVOUET, les Chefs de section PEREZ et FAVENNEC), passe à l'attaque. Vif et rapide engagement : un Allemand tué. cinq blessés, deux prisonniers indemnes. Aucune perte chez nous. Dans l'après-midi, un train de troupes allemandes revient de Quimperlé. Les F.F.I. s'apprêtent à intervenir. Les Allemands, voyant leur draisine détruite repartent en mitraillant de toutes parts.
📍 Bannalec est libérée et les F.F.I. se porteront vers Quimperlé sur des positions qui seront «Le front de la poche de Lorient».
Le bilan tragique de ces événements est lourd :
- 6 fusillés : Eugène LOREC (24 ans) ; deux frères LE GAC : Jean, 25 ans, et Louis, 20 ans; Eugène CADIC (23 ans); Pierre PENDELIO (20 ans); Michel YVONNOU (23 ans) ;
- 3 civils abattus : Joseph QUERE, René CHARPENTIER, Guillaume BRINQUIN ;
- 3 déportés : André CADIOU (Dachau), Yves PENNEC (Francfort), Guy GOAPPER : disparu en déportation.
Au total 21 morts, soit au cours d'actions clandestines et de la Libération locale, soit au cours des combats pour la Libération de Lorient et Crozon.
Capitaine Louis LAVAT.

