🇫🇷PLOBANNALEC-LESCONIL
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 18 JUIN 2026
📍Résumé des évènements :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune de Plobannalec-Lesconil a connu l'occupation allemande comme tout le littoral breton, mais elle s'est aussi illustrée par une importante activité de résistance.
📍Date de la Commémoration : 13 JUIN
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : A VENIR
📍Vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=rgcyFG85ebE
📍Randonnée : A VENIR
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune de Plobannalec-Lesconil a connu l'occupation allemande comme tout le littoral breton, mais elle s'est aussi illustrée par une importante activité de résistance.
📍Date de la Commémoration : 13 JUIN
📍Vestiges et/ou lieu de Mémoire de la Seconde Guerre Mondiale : A VENIR
📍Vidéos : https://www.youtube.com/watch?v=rgcyFG85ebE
📍Randonnée : A VENIR
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune de Plobannalec-Lesconil a connu l'occupation allemande comme tout le littoral breton, mais elle s'est aussi illustrée par une importante activité de résistance.
L'occupation allemande (1940-1944)
En raison de sa situation côtière, le port de Lesconil et le sémaphore furent occupés par l'armée allemande.
Le sémaphore de Lesconil fut réquisitionné par les Allemands de 1939 à 1945 pour la surveillance du littoral.
La Résistance à Lesconil
À partir de 1942, de nombreux marins-pêcheurs de Lesconil participent à la Résistance. Ils récupèrent notamment des conteneurs d'armes parachutés ou déposés en mer près de l'archipel des Glénan pour alimenter les groupes résistants du Pays Bigouden.
Après le débarquement de Normandie du 6 juin 1944, des jeunes résistants de la commune passent à l'action :
Ils capturent quatre soldats allemands.
En représailles, les Allemands lancent des rafles et arrêtent de nombreux habitants.
Les fusillés de La Torche
L'épisode le plus tragique survient en juin 1944 :
Quinze résistants originaires de Plobannalec-Lesconil sont condamnés à mort par un tribunal militaire allemand.
Ils sont fusillés les 15 et 23 juin 1944 dans les dunes de La Torche.
Parmi eux figurent notamment :
- Pierre Quéméner
- Jean-Marie Cadiou
- Yves Biger
- Joseph Trébern
- Ange Trébern
- Georges Donnart
- Corentin Béchennec
Leurs tombes sont regroupées au cimetière de Lesconil et une stèle commémorative rappelle aujourd'hui leur sacrifice.
Déportés et victimes
Plusieurs habitants de la commune furent également déportés dans les camps nazis.
Parmi eux :
Alain Le Lay, déporté à Auschwitz où il mourut en 1945.
Corentin Béchennec, déporté à Buchenwald puis Dora.
L'instituteur Louis Larnicol fut tué en détention à la prison Saint-Gabriel de Pont-l'Abbé en juin 1944.
Ainsi, malgré sa petite taille, Plobannalec-Lesconil a joué un rôle important dans la Résistance bretonne et a payé un lourd tribut lors de la Libération de 1944.
6 juin 1944 : l'espoir de la Libération
Lorsque les habitants de Plobannalec-Lesconil apprennent le débarquement allié en Normandie le 6 juin 1944, l'enthousiasme est immense. Les groupes FTP (Francs-Tireurs et Partisans) du secteur reçoivent des consignes d'action. Des jeunes résistants de Lesconil, armés grâce aux parachutages et aux récupérations d'armes organisés depuis plusieurs mois, interviennent dans le bourg de Plomeur. Ils capturent deux soldats allemands et deux auxiliaires de l'armée allemande.
Mais ces actions sont menées alors que les forces allemandes sont encore très présentes dans le Pays Bigouden.
7 au 10 juin : les représailles
La réaction allemande est rapide et brutale.
Des arrestations ont lieu dans tout le secteur. Plusieurs résistants sont capturés. Les frères Yves et Antoine Volant, originaires de la commune, figurent parmi les premières victimes de la répression ; ils sont tués ou fusillés le 9 juin 1944. L'instituteur Louis Larnicol est lui aussi arrêté et meurt quelques jours plus tard.
Les Allemands cherchent à démanteler complètement le réseau de résistance local.
11 au 14 juin : les interrogatoires
Les prisonniers sont conduits à Quimper et dans d'autres lieux de détention où ils sont interrogés. Un tribunal militaire allemand siège rapidement.
Le 14 juin, plusieurs résistants sont condamnés à mort pour « activité de franc-tireur ». Parmi eux figurent de très jeunes hommes, souvent marins-pêcheurs ou ouvriers de Lesconil.
15 juin 1944 : premier peloton d'exécution à La Torche
Neuf résistants sont conduits dans les dunes de La Torche, à Plomeur.
Ils sont fusillés puis enterrés sur place dans le sable. Parmi eux :
- Corentin Béchennec (24 ans)
- Pierre Quéméner (20 ans)
- Jean-Marie Cadiou (36 ans)
- Yves Biger (17 ans)
- Pierre Daniel
- Georges Donnart
- Lucien Durand
- Ange Trébern
- Joseph Trébern
Le plus jeune n'a que 17 ans.
23 juin 1944 : deuxième exécution
Six autres résistants de Lesconil sont fusillés au même endroit :
- Julien Faou
- Étienne Cariou
- Corentin Divanach
- Armand Primot
- Albert Larzul
- Prosper Quéméner
Au total, quinze hommes de la commune sont exécutés en huit jours.
La grande rafle de Lesconil
Après ces événements, l'armée allemande procède à une vaste rafle. Les hommes de la commune en âge de combattre sont regroupés pour interrogatoire dans l'usine Maingourd. Certains sont envoyés dans des camps de travail. La population vit alors dans la peur d'autres exécutions.
Après la Libération
En août 1944, après le départ des troupes allemandes du Pays Bigouden, les corps des fusillés sont retrouvés dans les dunes de La Torche puis transférés. Ils reposent aujourd'hui dans le carré des fusillés du cimetière de Lesconil. Une stèle commémorative à La Torche rappelle leur sacrifice.
Un fait remarquable
Rapporté à sa population de l'époque (environ 3 000 habitants), Plobannalec-Lesconil est l'une des communes bretonnes qui a payé le plus lourd tribut à la Résistance en juin 1944. Le souvenir des « Fusillés de La Torche » reste aujourd'hui un élément central de la mémoire locale.
Pour comprendre la vie à Lesconil entre 1940 et 1944, il faut imaginer un petit port de pêche bigouden d'environ 3 000 habitants, relativement isolé, où tout le monde se connaît. La guerre est présente chaque jour, mais la vie doit continuer.
Le réveil du port
Très tôt le matin, avant même le lever du soleil, les pêcheurs descendent vers le port. Malgré l'Occupation, les bateaux sortent encore en mer lorsque les autorités allemandes l'autorisent.
Les marins vivent avec des contraintes permanentes :
- zones de pêche limitées
- horaires surveillés
- contrôles des captures
- manque de carburant et de matériel.
La mer reste pourtant la principale source de nourriture et de revenus du village.
Les femmes au cœur de la vie locale
Pendant que les hommes sont en mer, les femmes tiennent souvent le foyer, le jardin et parfois le commerce du poisson.
À Lesconil, comme dans tout le Pays Bigouden, elles portent encore fréquemment la coiffe traditionnelle. Elles vont au marché, échangent des produits avec les fermes voisines et gèrent les tickets de rationnement.
Une grande partie de la survie des familles repose sur leur débrouillardise.
Le rationnement
Le pain, le sucre, le café, le savon, les chaussures et les vêtements sont rationnés.
On conserve précieusement chaque ticket.
Les habitants remplacent :
- le café par des succédanés à base d'orge ou de chicorée ;
- certains aliments par les produits du jardin ;
- le beurre par ce qu'ils peuvent trouver.
Les enfants grandissent souvent avec le souvenir d'avoir eu faim ou d'avoir vu leurs parents compter chaque morceau de nourriture.
Les jardins et les champs
Presque chaque famille cultive quelque chose :
- pommes de terre
- choux
- poireaux
- carottes
Quelques poules ou un cochon permettent d'améliorer l'ordinaire.
Les liens entre le bourg de Plobannalec et le port de Lesconil deviennent essentiels : les agriculteurs fournissent des légumes, les pêcheurs apportent du poisson.
Les soldats allemands
Les habitants croisent régulièrement des soldats allemands.
On les voit :
- près du sémaphore
- sur les routes
- autour des postes de surveillance côtière
- dans les bâtiments réquisitionnés
La plupart des habitants évitent les contacts inutiles. On baisse souvent la voix lorsqu'on parle politique ou des Alliés.
Les bunkers et le Mur de l'Atlantique
Le littoral change d'aspect.
Des fortifications apparaissent :
- blockhaus
- tranchées
- postes d'observation
- réseaux de défense côtière
Les enfants sont fascinés par ces constructions, même si leurs parents leur recommandent la prudence.
Les soirées
Le soir venu, il y a peu de lumière.
Le combustible manque et les restrictions sont nombreuses.
On se réunit parfois en famille autour du feu ou d'une lampe. Les nouvelles circulent de bouche à oreille :
- qui a été arrêté
- qui a entendu parler d'une victoire alliée
- qui possède un poste de radio caché
Écouter Londres
Dans certaines maisons, on écoute clandestinement la BBC.
Les volets sont fermés.
Le volume est baissé au minimum.
Entendre la voix venue de Londres est un moment d'espoir. Les informations se répandent ensuite discrètement dans le village.
La peur permanente
À partir de 1943 surtout, la tension augmente.
Des habitants participent à la Résistance :
- récupération d'armes
- transmission de messages
- aide aux réseaux locaux
Mais personne ne sait toujours à qui faire confiance.
La dénonciation est une menace réelle.
Juin 1944 : le basculement
Lorsque la nouvelle du débarquement arrive le 6 juin 1944, l'espoir explose.
On croit souvent que la Libération est proche.
Puis viennent les arrestations, les interrogatoires et les exécutions des résistants de La Torche.
Pendant plusieurs semaines, Lesconil vit dans l'angoisse. Des familles attendent le retour d'un père, d'un frère ou d'un fils qui ne reviendra jamais.
Source : Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Plobannalec-Lesconil
La Seconde Guerre mondiale

Stèle commémorant les 15 résistants de Lesconil fusillés par les Allemands près de la Pointe de la Torche les 15 et 23 juin 1944

Lesconil : le monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale et le calvaire du cimetière.

Plobannalec : stèle commémorative évoquant la mort d'Antoine Volant le 9 juin 1944, érigée à l'endroit même de sa mort
De nombreux marins de Lesconil s'engagèrent à partir surtout de 1942 dans des actions de résistance, en particulier en allant récupérer des conteneurs d'armes mouillés dans les parages de l'archipel des Glénan. Le 6 juin 1944, obéissant aux mots d'ordre d'insurrection générale lancés parallèlement au débarquement de Normandie, des jeunes de Lesconil capturent quatre soldats allemands qu'ils séquestrent dans l'ancien presbytère de Plonivel. Les soldats de la Wehrmacht opèrent alors une rafle le 9 juin 1944 dans la ferme de Brézéan et y arrêtent les résistants présents (Joseph Trebern, Georges Donnart, Corentin Béchennec, Corentin Durand, Emile Stephan, Lucien Dréau et Louis Larnicol[110]), qui sont emprisonnés à Saint-Gabriel, en Pont-l'Abbé.
L'après-midi du même jour, les soldats allemands cernent l'ancien presbytère de Plonivel, tuent Antoine et Yves Volant, deux frères, qui cherchaient à s'échapper (seul Pierre Cossec put s'enfuir), et font prisonniers les jeunes résistants présents (Ange Trébern, Pierre Quéméner, Pierre Daniel, Yves Biger, Jean-Marie Cadiou), parvenant à libérer les quatre soldats allemands[111]. Le 12 juin 1944, en guise de représailles après cette opération des jeunes résistants de la commune, l'armée allemande rafle pour interrogatoire tous les hommes de Plobannalec-Lesconil âgés de 16 à 50 ans, retenus dans l'usine Maingourd. Certains sont envoyés en camp de travail.
Quinze résistants, condamnés à mort par une cour martiale allemande, sont fusillés dans les dunes de La Torche[HPB 4] les 15 juin 1944 (Corentin Béchennec, Pierre Quémeneur, Jean-Marie Cadiou, Yves Biger, Pierre Daniel, Georges Donnart, Lucien Durand, Ange Trebern, Joseph Trebern) et 23 juin 1944 (Julien Faou, Étienne Cariou, Corentin Divanach, Armand Primot, Albert Larzul, Prosper Quémeneur)[112], où une stèle rappelle cet épisode dramatique. Les tombes de ces jeunes martyrs, âgés de 17 à 42 ans, sont regroupées au cimetière de Lesconil[113].
D'autres plobannalecois ont été déportés, par exemple Alain Le Lay[114] et Corentin Béchennec[115]. Roger Fleury[116], un autre grand résistant qui a vécu après la guerre à Lesconil (mais ses activités de résistance furent en Isère), arrêté le 4 février 1944 à Saint-Égrève (Isère), fut déporté le 6 avril 1944 depuis Compiègne[117] vers le camp de concentration de Mauthausen, puis de Gusen, et fut élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur[118].
Colette Noll[119], résistante parisienne qui survécut à sa déportation, ayant une résidence secondaire à Lesconil, fut après la Seconde Guerre mondiale présidente d'honneur de l'ANACR du Pays Bigouden.
La Seconde Guerre mondiale

Stèle commémorant les 15 résistants de Lesconil fusillés par les Allemands près de la Pointe de la Torche les 15 et 23 juin 1944

Lesconil : le monument aux morts de la Seconde Guerre mondiale et le calvaire du cimetière.

Plobannalec : stèle commémorative évoquant la mort d'Antoine Volant le 9 juin 1944, érigée à l'endroit même de sa mort
De nombreux marins de Lesconil s'engagèrent à partir surtout de 1942 dans des actions de résistance, en particulier en allant récupérer des conteneurs d'armes mouillés dans les parages de l'archipel des Glénan. Le 6 juin 1944, obéissant aux mots d'ordre d'insurrection générale lancés parallèlement au débarquement de Normandie, des jeunes de Lesconil capturent quatre soldats allemands qu'ils séquestrent dans l'ancien presbytère de Plonivel. Les soldats de la Wehrmacht opèrent alors une rafle le 9 juin 1944 dans la ferme de Brézéan et y arrêtent les résistants présents (Joseph Trebern, Georges Donnart, Corentin Béchennec, Corentin Durand, Emile Stephan, Lucien Dréau et Louis Larnicol[110]), qui sont emprisonnés à Saint-Gabriel, en Pont-l'Abbé.
L'après-midi du même jour, les soldats allemands cernent l'ancien presbytère de Plonivel, tuent Antoine et Yves Volant, deux frères, qui cherchaient à s'échapper (seul Pierre Cossec put s'enfuir), et font prisonniers les jeunes résistants présents (Ange Trébern, Pierre Quéméner, Pierre Daniel, Yves Biger, Jean-Marie Cadiou), parvenant à libérer les quatre soldats allemands[111]. Le 12 juin 1944, en guise de représailles après cette opération des jeunes résistants de la commune, l'armée allemande rafle pour interrogatoire tous les hommes de Plobannalec-Lesconil âgés de 16 à 50 ans, retenus dans l'usine Maingourd. Certains sont envoyés en camp de travail.
Quinze résistants, condamnés à mort par une cour martiale allemande, sont fusillés dans les dunes de La Torche[HPB 4] les 15 juin 1944 (Corentin Béchennec, Pierre Quémeneur, Jean-Marie Cadiou, Yves Biger, Pierre Daniel, Georges Donnart, Lucien Durand, Ange Trebern, Joseph Trebern) et 23 juin 1944 (Julien Faou, Étienne Cariou, Corentin Divanach, Armand Primot, Albert Larzul, Prosper Quémeneur)[112], où une stèle rappelle cet épisode dramatique. Les tombes de ces jeunes martyrs, âgés de 17 à 42 ans, sont regroupées au cimetière de Lesconil[113].
D'autres plobannalecois ont été déportés, par exemple Alain Le Lay[114] et Corentin Béchennec[115]. Roger Fleury[116], un autre grand résistant qui a vécu après la guerre à Lesconil (mais ses activités de résistance furent en Isère), arrêté le 4 février 1944 à Saint-Égrève (Isère), fut déporté le 6 avril 1944 depuis Compiègne[117] vers le camp de concentration de Mauthausen, puis de Gusen, et fut élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur[118].
Colette Noll[119], résistante parisienne qui survécut à sa déportation, ayant une résidence secondaire à Lesconil, fut après la Seconde Guerre mondiale présidente d'honneur de l'ANACR du Pays Bigouden.
Samedi 13 juin 2026, lors de la 82 è cérémonie d’hommage aux Fusillés de Lesconil, nous avons eu l’honneur, LoÏc Le Fur, Maire de Plobannalec-Lesconil, et moi, de remettre à nos chers Amis de la Résistance, Gérard Volant et Roland Le Fur, au nom du Bureau national de l’ANACR et au nom du comité ANACR du Finistère, le diplôme de Fidélité aux valeurs de la Résistance et l’insigne ANACR.
Ceci en reconnaissance de leur engagement sans faille depuis le congrès national de l’ANACR à Brest en 1992.
Gérard, fils et neveu de deux des Fusillés de Lesconil, les frères Volant, a été fait vice-président d’Honneur de l’ANACR-29.
Roland Le Fur, président du comité ANACR du Pays Bigouden, a été fait vice-président d’Honneur de L’ANACR-29.
Voir photographies et autres documents - dont l’histoire de l’Occupation- sur le site de la mairie.
Anne FRIANT
Gérard Volant et Roland Le Fur, au nom du Bureau national de l’ANACR et au nom du comité ANACR du Finistère, le diplôme de Fidélité aux valeurs de la Résistance et l’insigne ANACR.
Rolland et Gérard LE FUR
Roland Le Fur le diplôme ANACR, l’insigne de porte-drapeau, l’insigne ANACR



