PÔLE JEAN MOULIN

Cérémonie le lundi 22 août 2022 à Brest à 11h00-"De Bortoli, lucide sur son sort, endosse la responsabilité des divers actes de la résistance locale pour clore les enquêtes ou lever des soupçons. Il est alors condamné à mort le 14 mai 1942." -https://www.resistance-brest.net/article1108.html-



SCOTET Jean-Louis
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 18 décembre 2021


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Source du document suivant : Album photos d'archives N°1
(numérisation Pôle Jean Moulin LG)

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Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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Bataillon STALINGRAD

Chef du maquis des Montagnes noires

 Mort pour la France », il obtient la Croix de guerre 1939-1945 avec palme en septembre 1945 et la Médaille de la Résistance Française le 18 janvier 1968.


« Chirurgien, Paul Lohéac opère en mai 1944 le chef du maquis des Montagnes noires, Joseph Scotet, dit Job la Mitraille. Le docteur Lohéac est arrêté par les Allemands pour n’avoir pas dénoncé ce résistant. Déporté à Neuengamme par le convoi du 28 juillet 1944 (matricule 39936), il est affecté à plusieurs Kommandos de Hambourg. Après son retour, il ouvre la Clinique Sainte-Anne à Gourin. Durant sa retraite, il participe à des missions humanitaires au Burkina-Faso. »


SOURCE : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?article205030

Ci dessous : cliquez sur le dossier pour le télécharger.

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Jean-Louis Scotet sera le parrain, à titre posthume, de la 110e promotion d’élèves-gendarmes de Châteaulin. (Photo source Mairie de Spézet)
Source : https://www.letelegramme.fr/finistere/spezet/jean-louis-scotet-resistant-de-spezet-a-l-honneur-14-12-2021-12888862.php
LE TÉLÉGRAMME

Publié le 14 décembre 2021 à 15h31
Jean-Louis Scotet, résistant de Spézet, à l’honneur

Jean-Louis Scotet, résistant né à Spézet, sera célébré dans sa ville natale. La 110e promotion d‘élèves-gendarmes de l’école de gendarmerie de Châteaulin a choisi son parrain et fêtera l’évènement le 16 décembre à 14 h 30, place de la Résistance. L’occasion de revenir sur le parcours de « Job la mitraille » par le biais d’une chronique.

Né le 26 octobre 1912, Jean-Louis Scotet est fils d’une ménagère et d’un cantonnier. Garde mobile, il est mobilisé dès le début de la seconde guerre mondiale et officie à la première puis à la 21e légion de G.R. En juin 1940, il est fait prisonnier par les Allemands mais parvient à s’évader et à rejoindre Paris, épuisé et malade. Il est ensuite affecté aux forces de gendarmerie de Paris-Est, au premier groupement de réserves motorisées de Charenton. En août 1942, il est admis à l’hôpital de Bégin et rejoint sa famille le mois suivant à Spézet, pour sa convalescence.


Des honneurs en plus pour « Job la mitraille »

Le pan le plus connu de son histoire démarre en octobre 1943 chez les Francs-tireurs et Partisans français. Il porte le pseudonyme de Joseph, et fut arrêté en novembre sur dénonciation. Il subit un interrogatoire musclé à la Kommandantur de Carhaix, avant de s’échapper, menottes aux poignets, sur le chemin de son transfert vers la gendarmerie.

Il rejoint ensuite le maquis au deuxième Bataillon Stalingrad, où sa durée de service paraît du 1er janvier 1944 jusqu’à la date de sa mort. Son pseudonyme est « Job la mitraille », il sera nommé au grade d’adjudant le 1er mai.

Surpris au cours d’une mission par une patrouille allemande à Paule au lieu-dit Toul hallec, il fut grièvement blessé et opéré en secret à Gourin le 6 mai 1944. Le docteur Paul Lohéac se charge de cette opération et évoque cet épisode de sa vie dans « Un médecin français en déportation » : « c’est ainsi que le 6 mai 1944 j’ai l’occasion d’opérer à ma clinique, Joseph Scotet dit « job la mitraille », chef du maquis des Montagnes Noires (…)

L’opération terminée, ses camarades l’emmènent séance tenante en auto pour le cacher dans une ferme voisine. Mais quand, le lendemain, prévenu qu’il se trouve chez les Bouchard à Frétezac‘h je me rends à son chevet, il vient de mourir ».

Ses supérieurs le qualifient de « chef de groupe énergique » avec un « courage à toute épreuve ». Il sera décoré à titre posthume avec la mention « Mort pour la France », il obtient la Croix de guerre 1939-1945 avec palme en septembre 1945 et la Médaille de la Résistance Française le 18 janvier 1968.