PÔLE JEAN MOULIN

Chers Amis du Pôle Jean Moulin-réseau MRN, A toutes et tous nos voeux les plus chaleureux pour 2021. L'année qui s'achève fut rude et éprouvante. Une pensée fraternelle pour tous nos amis disparus. Ils resteront chers à notre coeur. Je vous embrasse, Anne FRIANT MENDRES



LE GOFF Marcel
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 5 janvier 2021


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :


Résistant des FTP

Source : https://fusilles-40-44.maitron.fr/spip.php?page=recherche_avanc&swishe_type=and&swishe_from[]=full&lang=fr&swishe_mot[]=dico.21&choix=2&swishe_exp=bernard+marcel&OK=OK
Martyr du 8 juin 1944

Né le 27 avril 1922 à Carhaix (Finistère) ; pendu à Paule (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) entre le 8 juin 1944 par des parachutistes de la Wehrmacht.

Depuis le jour du débarquement des Alliés le 6 juin 1944 en Normandie, les militaires de l’armée d’occupation tentèrent de rejoindre le Front de Normandie, la Résistance les harcela rendant leurs déplacements difficiles voire impossibles.

Le 8 juin 1944, une dizaine de jeunes résistants FTP étaient attablés dans la ferme de la famille Mevel à Lamprat en Plounévézel (Finistère) dont le mari Yves fut le maire de la commune. A 12h20, un camion chargé de parachutistes de l’armée allemande venus pour réquisitionner des charrettes afin de transporter leur matériel surgit provoquant la panique dans le groupe.


Remarquant l’attitude affolée des jeunes gens, les Allemands ordonnèrent immédiatement une fouille tout en encerclant les abords de la ferme.
Eugène Léon, trouvé porteur d’une arme, tenta de fuir, mais fut abattu dans la cour de la ferme atteint par une balle explosive qui le tua sur le coup. Jean Manach et Georges Auffret parvinrent à se cacher dans la cheminée agrippés aux parois. Au bout d’un moment Georges Auffret ne put plus tenir, il rejoignit ses camarades arrêtés, Jean Manach qui ne fut pas découvert eut la vie sauve.


Avant de quitter les lieux la ferme fut pillée et incendiée. Les Allemands conduisirent avec eux les huit Résistants avec des gens du village pris en otage, soit une vingtaine de personnes. Parmi eux un homme au service des Allemands, il les aida à faire un tri parmi les personnes arrêtées.
Arrivés à Penhoat en Carhaix, beaucoup d’entre eux furent martyrisés à coups de gourdins. Les neuf Résistants FTP les mains attachées dans le dos poursuivirent leur calvaire. Les autres personnes prirent la direction de la maison d’arrêt de Carhaix où elles furent libérées le lendemain.
Les neuf FTP victimes des parachutistes allemands furent dans l’ordre d’exécution :
Jean Le Dain, Eugène Léon, Georges Auffret, Marcel Goadec, Georges Le Naëlou, Louis Briand, Marcel Bernard et François L’Hostis.

Marcel Le Goff fut parmi les victimes.


Marcel Le Goff fut martyrisé et pendu par les Allemands à La Pie en Paule. Un panneau fut accroché à son cou par ses tortionnaires, sur lequel on peut lire : "Voilà ce que nous faisons à celui qui nous tire dans le dos".


Marcel Le Goff qui avait 22 ans fut la 6ème des neuf victimes de ce groupe de parachutistes de la Wehrmacht. Son nom figure sur
La plaque de Marcel Le Goff, La Pie en Paule, sur Les deux stèles et l’une des huit plaques des Patriotes pendus entre Carhaix (Finistère) et Saint-Caradec (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), sur La plaque des Résistants tombés à Paule et sur Le monument de la Déportation et de la Résistance, à La Pie en Paule.
Une rue de Carhaix porte le nom de Marcel Le Goff.


Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord