PÔLE JEAN MOULIN

Cérémonie le lundi 22 août 2022 à Brest à 11h00-"De Bortoli, lucide sur son sort, endosse la responsabilité des divers actes de la résistance locale pour clore les enquêtes ou lever des soupçons. Il est alors condamné à mort le 14 mai 1942." -https://www.resistance-brest.net/article1108.html-



BRUSTLEIN Gilbert
Né le 20 mars 1919 (à PARIS)

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 6 avril 2022


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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Gilbert Brustlein, résistant communiste, ancien des Bataillons de la jeunesse

Gilbert Brustlein est un résistant parisien membre des Bataillons de la jeunesse du parti communiste. Il participe, avec son camarade Pierre Georges, connu dans la Résistance sous le pseudonyme « colonel Fabien », à l’exécution d’un officier de la Kriegsmarine à Barbès, en août 1941.
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Source : https://artsandculture.google.com/story/UgVBHONt4id3JQ


Gilbert Brustlein est un résistant parisien membre des Bataillons de la jeunesse du parti communiste. Il participe, avec son camarade Pierre Georges, connu dans la Résistance sous le pseudonyme « colonel Fabien », à l’exécution d’un officier de la Kriegsmarine à Barbès, en août 1941.

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Gilbert André Brustlein

Source Photo et article :
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=58520
À la fin du mois d'août 1941 et en septembre, à la tête de son groupe, Brustlein poursuit tentatives de sabotages, attentats plus ou moins loupés contre des officiers allemands. Le 20 octobre 1941, il est envoyé en commando à Nantes avec Marcel Bourdarias, 17 ans, et Spartaco Guisco.

Ils exécutent Karl Hotz le Feldkommandant de Loire-Inférieure, déclenchant la fusillade d'otages à Châteaubriant (voir l'article : Représailles après la mort de Karl Hotz). C'est
Brustlein qui a tiré avec deux 6,35 sur l'officier allemand. L'attentat de Nantes ne sera pas revendiqué par le PCF avant 1950.

Le commando décide de se séparer.
Brustlein arrive à Paris le 21 octobre au soir. On ne sais pas très bien comment Spartaco et Bourdarias ont quitté la ville de Nantes. La fin du mois d'octobre 1941 voit la chute du groupe Brustlein à la suite d'un banal enchaînement d'imprudences et d'infiltration par la police.

L'expédition à Nantes met
Gilbert Brustlein à l'écart de ce coup de filet. Mais il est recherché par toutes les polices, et les journaux publient sa photo. On lui trouve une planque au « labo », un atelier clandestin de fabrication d'explosifs mis en place par le colonel Jules Dumont, premier responsable de l'OS (Organisation spéciale du PCF), et France Bloch-Serazin, une jeune chimiste.

Le 19 novembre, le « labo », tombe à son tour, et
Brustlein est soupçonné d'avoir été à l'origine de cette chute. En réalité, c'est une série d'imprudences commises par ceux qui sont chargés de le cacher qui fait tomber le labo. La mère de Gilbert, arrêtée et incarcérée à la prison de la Petite Roquette est mise en quarantaine par le Parti. Elle est ensuite déportée à Auschwitz-Birkenau où elle est assassinée en février 1943.

Source : https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2009/03/04/gilbert-brustlein-resistant-communiste-ancien-des-bataillons-de-la-jeunesse_1163173_3382.html

Gilbert Brustlein, résistant communiste, ancien des Bataillons de la jeunesse

Il est mort, mercredi 25 février, à Braine (Aisne). Il avait 89 ans.

Par Thomas Wieder
Publié le 04 mars 2009 à 15h32 - Mis à jour le 04 mars 2009 à 15h32

Temps de Lecture 3 min.

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Il était l'un des derniers survivants d'une génération de militants communistes qui avaient 20 ans en 1940 et s'étaient engagés de toutes leurs forces - souvent en y laissant la vie - dans la résistance armée contre l'occupation allemande. Gilbert Brustlein est mort, mercredi 25 février, à Braine (Aisne). Il avait 89 ans.

Né le 20 mars 1919, orphelin de père à l'âge de six mois, le jeune homme est élevé par sa mère tapissière dans le quartier de la Bastille, au coeur d'un Paris populaire auquel il restera attaché toute sa vie. Après guerre, il fera d'ailleurs une grande partie de sa carrière comme chef comptable chez un fabricant de meubles du faubourg Saint-Antoine.

C'est à l'été 1941 qu'il s'engage dans la lutte armée. A cette date, l'Allemagne vient d'entrer en guerre contre l'URSS et la direction du Parti communiste français (PCF) fait le choix de la résistance. Des "Bataillons de la jeunesse" sont constitués. Il y a là des étudiants, des lycéens et beaucoup d'ouvriers. A leur tête, deux fortes personnalités, jeunes mais déjà aguerries. Le chef, Albert Ouzoulias, a 26 ans et déjà presque dix ans de militantisme derrière lui. Son adjoint a 22 ans et a combattu en Espagne dans les Brigades internationales : il s'appelle Pierre Georges mais restera célèbre sous le nom de "colonel Fabien".

Nommé responsable du groupe de l'Est parisien, Gilbert Brustlein est l'un des deux militants à qui Pierre Georges donne rendez-vous le 21 août 1941 à la station Barbès-Rochechouart pour venger la mort de deux camarades, fusillés l'avant-veille par les Allemands. Vers 8 heures, les trois jeunes gens repèrent un officier de la Kriegsmarine (la marine de guerre allemande) qui s'apprête à monter dans le métro. Pierre Georges tire deux coups de feu, Alfons Moser s'effondre, les Bataillons de la jeunesse entrent dans l'Histoire.

SANGLANTES REPRÉSAILLES

Sabotages, attaques de camions militaires, explosions de bombes dans des hôtels ou des restaurants : pendant plus de six mois, les Allemands seront harcelés par ces quelques dizaines de jeunes militants communistes. Le 20 octobre 1941, Gilbert Brustlein, assisté de Marcel Bourdarias, 17 ans, et Spartaco Guisco, 20 ans, tue Karl Hotz, le chef de la Kommandantur de Nantes. Les représailles sont sanglantes : le surlendemain, cinq otages sont exécutés au mont Valérien, près de Paris, seize à Nantes et vingt-sept dans la ville voisine de Châteaubriant. Parmi eux, l'ancien député Charles Michels, le syndicaliste Jean-Pierre Timbaud et le jeune Guy Môquet.

Traqués par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris, les Bataillons de la jeunesse sont décimés dès le début de 1942. Pour l'exemple, les Allemands montent deux procès à grand spectacle, l'un au Palais-Bourbon, en mars 1942, l'autre à la Maison de la chimie le mois suivant. Plus de trente jeunes gens sont exécutés.

Gilbert Brustlein, qui se sait en danger, décide quant à lui de quitter la France. Il finira par rejoindre l'Afrique du Nord après avoir transité par l'Espagne - où il fut détenu dans le camp de Miranda -, Gibraltar et Londres. Restée à Paris, sa mère sera arrêtée puis déportée à Auschwitz. Elle y meurt début 1943.

Discret mais répondant volontiers aux questions des historiens, l'ancien militant communiste - il quitta le parti en 1952 - fit une sortie retentissante le 20 octobre 1991, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fusillade de Châteaubriant. Ce jour-là, Gilbert Brustlein s'en prit publiquement à Georges Marchais devant une foule de 15 000 personnes. "C'est une ordure. Il a lancé des bombes contre nous", cria-t-il pendant la sonnerie aux morts, en faisant allusion au passé du secrétaire général du PCF, qui avait travaillé chez l'avionneur allemand Messerschmitt pendant la guerre. Le service d'ordre l'éconduisit sur-le-champ.

Thomas Wieder