PÔLE JEAN MOULIN

Cérémonie le lundi 22 août 2022 à Brest à 11h00-"De Bortoli, lucide sur son sort, endosse la responsabilité des divers actes de la résistance locale pour clore les enquêtes ou lever des soupçons. Il est alors condamné à mort le 14 mai 1942." -https://www.resistance-brest.net/article1108.html-



LEVY Renée Léa
Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 27 septembre 2020


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :


Réseau Musée de l’homme

Réseau
Hector 

Médaillée de l'ordre de la nation en 1946, puis décorée de la Croix de guerre avec palmes et de la Médaille de la Résistance.

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Née le 25 septembre 1906 à Auxerre, petite fille du Grand Rabin de France Alfred Levy, Renée Léa Lévy fut orpheline de père à l’âge de 3 ans.

Elevée avec sa sœur aînée Germaine par sa mère, professeur au lycée Victor-Hugo. Etudiante en Anglais puis lettres, elle fut reçue à l’agrégation de lettres en 1932. Enseignante au lycée Fénelon à Lille puis à Paris.

La défaite de la France consommée en juin 1940 et le régime « dit de Vichy » mis en place, la loi antisémite du régime pétainiste du 4 octobre 1940 lui interdira l’enseignement et la fonction publique. Elle rejoignit le noyau résistant du musée de l’homme et diffusa du matériel de propagande ainsi que le journal Résistance.

Le réseau infiltré et démantelé par l’Abwehr, elle passa au réseau « Hector » spécialisé dans le recueil de renseignements militaires. Arrêtée par les allemands le 25 octobre 1941, elle détenait un émetteur radio.

Emprisonnée à la prison de la santé, puis déportée le 11 février 1942, Renée Lévy fut maintenue au secret dans plusieurs prisons allemandes avant d’être condamnée à mort le 30 avril 1943, par un tribunal spécial de Cologne. Le 31 août 1943 elle fut guillotinée dans la cabane de la prison de Cologne.

Son nom fut tiré au sort le 29 octobre 1945 pour être inhumé, le 11 novembre suivant au Mont-Valérien aux côtés de 15 autres Résistants et Français libre, dont Berthie Albrecht.



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Source: https://maitron.fr/spip.php?article158453

Née le 25 septembre 1906 à Auxerre (Yonne), guillotinée le 31 août 1943 à Cologne (Allemagne) ; professeur de lettres ; résistante à Paris, réseau Musée de l’Homme puis Hector.

Fille de deux professeurs de lettres enseignants à Auxerre, Léon et Berthe, petite fille d’un grand rabbin de France Alfred Lévy (1907-1909), Renée Lévy fut orpheline de père très jeune, à l’âge de trois ans. A Paris, élevée avec sa soeur aînée Germaine, par sa mère, professeur au lycée Victor-Hugo (IIIe arr.) et sa tante, elle fit ses études dans ce lycée.

Étudiante en anglais puis de lettres, elle obtint l’agrégation de lettres en 1932. Enseignante à Lille puis à Paris (lycée Victor-Duruy puis lycée Victor-Hugo), à la déclaration de guerre, elle enseigna à Cayeux-sur-Mer (Somme) où elle se trouvait en vacances et où un lycée provisoire avait été installé en urgence dans le casino de la station balnéaire pour les élèves vacanciers qui ne pouvaient retourner dans leur région ou à Paris menacée de bombardements.

La loi du 4 octobre 1940 lui interdit la fonction publique. Elle rejoignit le noyau résistant du Musée de l’Homme et diffusa du matériel de propagande. Le réseau démantelé, elle passa au réseau Hector spécialisée dans le recueil de renseignements militaires. Arrêtée par les Allemands le 25 octobre 1941, elle détenait un émetteur radio.

Emprisonnée à la Santé, puis déportée le 11 février 1942, Renée Lévy fut maintenue au secret dans plusieurs prisons allemandes, Aix-la-Chapelle, Essen, Prüm avant d’être condamnée à mort le 30 avril 1943, par un tribunal spécial de Cologne. Le 31 août 1943, elle fut guillotinée dans la cabane d’exécution de la prison de Cologne.

Son nom a été tiré au sort le 29 octobre 1945 pour être inhumé au Mont-Valérien, au Mémorial de la France combattante, aux côtés de Berthie Albrecht*.


Elle reçut à titre posthume plusieurs distinctions : Croix de guerre, médaille de la Résistance et Croix de Chevalier de la Légion d’honneur.
Un timbre à son effigie a été imprimé.

Sa soeur Germaine Grun,née en 1899, avocate, fut déportée à Auschwitz le 13 février 1943 où elle mourut la même année.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article158453, notice LÉVY Renée par Annie Pennetier, version mise en ligne le 24 avril 2014, dernière modification le 6 août 2021.