PÔLE JEAN MOULIN



LE BER Paul

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 30 mai 2022


Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :


dit Frère ROGER
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Source : Emmanuel Burlion de BREST dont son grand-oncle Paul Le Ber de Landivisiau fut déporté à Buchenwald et Dachau.
Précision de la part de M Emmanuel Burlion de BREST

« Je vous remercie pour l'intérêt porté à Paul Le Ber.

Les circonstances de sa mort ne sont pas très précises, nous savons juste qu'à partir du 13 novembre 1944, Paul Le Ber (Frère Roger) travailla comme prisonnier au Kommando Langenstein-Zwieberge à la production d’armes (V1 et V2) des avions et moteurs Junkers. L’espérance de vie, pour ceux qui avaient le malheur d’y travailler, n’était que de quelques semaines. Frère Roger y épuisa ses dernières forces. Il quitta le camp que les SS évacuaient le 7 avril 1945 dans une colonne de prisonniers. Épuisé, frère Roger se traînait péniblement en queue de colonne. Lorsqu’il tomba d’épuisement le 12 avril 1945, la balle d’un S.S. l’acheva.

Sa date de décès est parfois datée du 25 avril 1945.


Cordialement
Emmanuel Burlion »





SOURCE : Emmanuel Burlion de BREST dont son grand-oncle Paul Le Ber de Landivisiau fut déporté à Buchenwald et Dachau.

Ci dessous : cliquez sur le dossier pour le télécharger.

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Source : Archives Paul Le Ber (1920-1945), franciscain
Lettre anonyme probablement adressée aux parents de Paul Le Ber, trois jours avant son décès :
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Champfleury, le 22 avril 1945,


Chers Monsieur et Madame,


Que le Seigneur vous donne la paix !

Je viens de voir le Père Leloir, Père Blanc, libéré du camp de Buchenwald.

Il m’avait fait convoquer pour me parler de nos chers fils. Je m’y suis rendu en compagnie du Très Révérend Père provincial. Voici les nouvelles qu’il m’a données :

Nos frères de Cologne d’abord emprisonnés à Cologne, furent dirigés fin septembre début octobre sur Buchenwald. Au bout de 20 jours environ, ils furent envoyés à Alberstadt d’où ils revinrent fatigués et « vidés » à Buchenwald. Il était question de les envoyer à Dachau. Ils ne furent pas soumis au _mot illisible_ et purent se reposer. Le 7 janvier, avec d’autres prêtres et en particulier les abbés Pannier ( ?) et Cletan ; ils furent envoyés à Dachau. Ce transfert de prêtres et de séminaristes avait été demandé par le Saint Père lui-même et ce, parce qu’il était plus « doux » que Buchenwald (il était ravitaillé en partie par la Croix-Rouge suisse), ce qui fait dire au Père Leloir :

« comme ils sont partis en pleine forme, tout espoir est permis à leur sujet ».

L’impression très forte que produisirent nos frères sur le Père Leloir et selon sa propre expression « d’une intense édification ». On sentait en eux la vie religieuse « qui leur permettait de comprendre la grâce du camp et de rayonner la paix d’Assise. Une vie toute simple et sans forfanterie mais bien équilibrée, dans son humble charité. _mots illisibles_ ils firent ainsi un véritable et très profond travail chrétien de rédempteurs et suivant humblement le Seigneur simplement, et suivant les traces de leur Père.

Je vais essayer d’avoir des nouvelles supplémentaires et vous les communiquerai au plus tôt.

Chaque jour à la messe de la famille de Champfleury et après Vêpres, nous nous unissons spécialement pour nos chers enfants.

Vous vous unirez dans le seigneur avec eux et à nous.


Que le seigneur vous bénisse tous et vous garde.


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