PÔLE JEAN MOULIN

23 novembre 1937 | Un garçon juif néerlandais, Siegfried Robert Spanjaard, est né à La Haye. En octobre 1942, il est déporté à Auschwitz et assassiné dans une chambre à gaz après la sélection. source : Auschwitz Memorial



LE GRAËT LE FLOHIC Denise

Chemin de la Résistance et des Maquis
Mis en ligne sur le site le 16 mai 2022


- Officier de la Légion d'Honneur (décret du 16/11/1964), médaille décernée au titre des services rendus à la Résistance ;
- Médaille Militaire ;
- Croix de Guerre avec Palme ;
- Croix de combattant Volontaire de la Résistance ;
- Médaille de la Reconnaissance Française ;
- Médaille d'Honneur du Sénat, remise le 24/04/2011 par le sénateur maire de Bourbriac, Yannick Botrel

Un article lui est consacré dans le n° 57 de Pays d'Argoat.
Un dossier le concernant est conservé au service Historique de la Défense à Vincennes.

Nom du ou des réseaux d'appartenance dans la Résistance :
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F.T.P.F-F.F.I
Recrutée par Jean DEVIENNE
Transport d’armes
Agent de liaison
Distribution de journaux clandestins

Arrêtée sur dénonciation le 14 mai 1944, elle est déportée dans les camps de Ravensbruck et Sachsenhausen.

Denise Le Graët-Le Flohic est décédée mercredi à l’âge de 99 ans. Ses obsèques ont été célébrées lundi 16 mai 2022 en l’église de Ploumagoar.
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Ci dessous : Déportation : Denise Le Flohic témoigne
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Guingamp. La résistante Denise Le Graët-Le Flohic décorée par Jean-Yves Le Drian

Source : OUEST FRANCE

A gauche : Denise Le Flohic-Le Graët entourée de ses proches, dont son petit-fils, Guy Stéphan, à gauche, l'adjoint de Didier Deschamps chez les Bleus. © DR
Guingamp. La résistante Denise Le Graët-Le Flohic décorée par Jean-Yves Le Drian

Deux cérémonies dont une présidée par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ont été organisées en l’honneur de la Résistante. Le ministre breton a remis l’insigne de Commandeur dans l’Ordre national du Mérite à Denise Le Graët-Le Flohic.

Au camp de Ravensbrück, elle portait le matricule 69845. Dans ce camp 92 000 femmes ont péri. Denise Le Graët-Le Flohic a survécu. En avril 2018, devant des lycéens de l’établissement Jules-Verne, elle confie : “« Je me suis engagée dans la Résistance parce que j’aimais la liberté et nous ne l’avions plus… »”.

Fille de cafetiers de Bourbriac, elle rentre dans la Résistance en 1943. Cette jeune femme âgée alors de 20 ans est recrutée par Jean Devienne. “« Je distribuais le journal clandestin –
Le Patriote résistant – je passais des messages, fournissais des armes aux Francs-tireurs et partisans »”, relate Denise Le Graët-Le Flohic en janvier 2015, à Ouest-France.
Arrêtée en mai 1944
“« Un samedi de mai 1944, les Allemands ont envahi le bourg. Ils étaient partout, même dans le clocher de l’église. Le lendemain, ils sont venus taper sur le store du café-restaurant. »”
Elle poursuit : “« Avec d’autres, ils m’ont amené sur la place du village. La nuit tombante, ils nous ont interrogés. Nous avons passé la nuit assis sur une chaise, alignés face à un mur. Le lendemain, j’ai été amenée à la Gestapo, à Guingamp. J’ai été menacée, j’ai été battue. On me demandait le nom de mon chef dans la Résistance. Je n’ai rien dit. »”
Denise Le Graët-Le Flohic est enfermée dix jours à la prison de Guingamp. “« Ils m’ont envoyée ensuite à celle de Saint-Brieuc. Il y avait un lit en ciment, sur les murs maculés de sang étaient inscrits les adieux de ceux qui étaient passés par là. »” En 2015 encore, l’image reste marquée dans sa mémoire.


Convoyée à Rennes, Denise Le Graët-Le Flohic est embarquée, en urgence, dans un train “« pour une destination inconnue »”. “« Nous avons roulé pendant dix jours, entassés dans des wagons à bestiaux. »”


Elle découvre Ravensbrück. “« Ce camp était sinistre, ça sentait la mort partout. On voyait la fumée qui sortait des cheminées »”, décrit la Résistante, en 2011. Avant d’ajouter : “« J’ai un caractère très fort, je disais toujours que je reviendrai dans ma famille. Cela m’a aidé à survivre »”. Puis, “« La Résistance ? Je savais que c’était dangereux mais je ne pouvais pas me résigner. »”

La Marche de la mort

En 1945, elle arrive au camp de concentration d’Oranienbourg. “« Le 17 avril 1945, nous avons été évacués vers le camp d’Oranienbourg. Quelques jours plus tard, les Allemands nous ont rassemblées. Face à l’arrivée des Alliés, on partait pour la Marche de la mort : 400 km en dix jours. On mangeait des racines, on buvait l’eau croupie des mares. Je marchais avec des godillots beaucoup trop grands pour moi, je n’avais plus de peau sous les pieds »”, décrit Denise Le Graët-Le Flohic en 2015. “« C’était marche ou crève. »”

Le 15 mai 1945, la résistante retrouve la France. “« Quelques jours plus tard, j’arrivais enfin à Bourbriac. Je ne pesais plus que 37 kg. Au retour, je n’ai pas réussi à sourire pendant un mois. Et de ce qu’on avait vu dans les camps, on n’en parlait pas. »”

Denise Le Graët-Le Flohic mettait encore en avant le devoir de mémoire en 2015. “« Je n’en parle que depuis quelques années. C’est important. Qui le fera quand nous ne serons plus là ? »”


Le dimanche 26 mai, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a remis l’insigne de commandeur dans l’Ordre national du Mérite. Une cérémonie en comité restreint. Mardi dernier, le personnel et la direction de la résidence du Beau-Chêne ont organisé un nouvel hommage ouvert aux résidents de l’Ehpad.

Ouest-France  

Source : http://www.genealogie22.com/personnage.pl?fp=502723

Témoignage de Mme Denise LE FLOHIC sur la Déportation page 6 à page 19
Ci dessous : cliquez sur le dossier pour le télécharger.

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